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Le marché du maillot de bain surfe sur le haut de la vague

09.07.2014, source : Les Echos.fr

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Les ventes ont bondi de 36 % l’an dernier en France, grâce à la météo. Une grande forme qui suscite l’arrivée de nouveaux acteurs.

Le marché du maillot de bain suscite des vocations. Simone Pérèle, spécialiste de la lingerie, va lancer officiellement sa collection pour l’été 2015. Vilebrequin, jusque la connu pour ses maillots chics pour hommes a désormais une offre destinée aux femmes. Sans parler des nouveaux acteurs, comme Sonia Luxury Beachwear, une marque haut de gamme de la République Tchèque, ou Soloblu venue d’Italie.

« C’est un marché très disputé, car il se porte plutôt bien comparé à d’autres dans la mode », relève Taya de Reyniès, la directrice du salon Mode City. Consacré au maillot de bain et à la lingerie, il a accueillie entre le 4 et le 7 juillet dernier à Paris (75) plus de 300 marques mondiales.

En France, l’un des principaux marchés en Europe avec l’Italie et l’Espagne, on en trouve pour toute les bourses, de l’entrée de gamme au luxe. Le prix moyen s’élève à un peu plus de 26 euros. L’an dernier, les ventes ont atteint le sommet de la vague, après deux années maussades, avec un bond de 36 % à 492,5 millions d’euros. Un record !

Deux phénomènes expliquent cette embellie, et d’abord la météo. « Avec la chaleur, l’activité s’est prolongée bien au delà de l’été, précise la directrice de Mode City. Il y a eu une très belle arrière saison. Certaines boutiques dans le sud sont restées ouvertes jusqu’à fin octobre. »

De plus, le renouvellement des maillots, tirés par la mode, s’est accéléré. Alors que les femmes en changeaient tous les 3,5 ans, le rythme d’achat est passé à 2,7 ans. Ce qui a contribué aussi à dynamiser le secteur. Une grande forme qui séduit.

Une tendance sportive

« Notre objectif, c’est que dans les trois ans, nos nouvelles collections pour femmes atteignent 20 % de nos ventes, mais nous prendrons le temps de les installer », souligne Roland Herlory, le PDG de Vilbrequin. Après 43 ans passé dans l’univers du maillot de bain pour hommes, la société (50 millions de chiffre d’affaires, dont 70 % à l’export) se diversifie. 

« Il y a une forte compétition sur le créneau du luxe, mais nous avons la chance incroyable d’avoir un trafic naturel. La moitié des clients dans nos boutiques sont des femmes venues acheter pour leur mari. » Une opportunité pour la griffe de les conquérir avec des pièces à quelques 200 euros. Les lignes sont inspirées des codes masculins de la marque, avec notamment son best seller, le shorty, « réinterprété » pour elles. Ces collections seront vendues dans un tiers des points de vente de Vilebrequin qui en compte 150 dans le monde.

Le sport, c’est l’une des grandes tendance du secteur pour l’été prochain. « Mais revisité avec du glamour, des couleurs et des zips », précise Taya de Reyniès. Les matériaux utilisés sont techniques : ils résistent au chlore, protègent des UV et maintiennent les formes, avec des « dos très décolletés, et travaillés ».

Pour les maillots une pièce, qui restent incontournables avec un pic de 4, 8 millions de pièces vendues, le coté gainant est à la fête. Certaines marques comme l’américaine Miracle Suit offre ainsi la possibilité de gagner une taille sur les plages. De quoi rêver !

Dominique CHAPIUS, Les Echos, le 03/07/2014.

 

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