Les secteurs

L'international tire les ventes de Marks & Spencer

13.07.2014, source : Les Echos.fr

imprimer

Le groupe a publié des résultats provisoires encourageants pour le premier trimestre fiscal.

Marks & Spencer a publié le 8 juillet un communiqué faisant état d’une progression de 2,3 % de ses ventes globales au premier trimestre de son exercice 2014-2015, clos le 28 juin. L’activité a crû de 2 % au Royaume-Uni et de 4,7 % pour les ventes à l’international, qui représentent environ 10 % du chiffre d’affaires du groupe. Entamée en 2009, la stratégie du groupe de reconquête du marché mondial, après s’en être quasiment retiré en 2001, s’avère donc payante. L’enseigne compte d’ailleurs inaugurer 250 nouveaux magasins au cours des trois prochaines années, dont une vingtaine à Paris (75). Le distributeur vient dans cette perspective de nommer son directeur marketing, le Français Patrick Bousquet-Chavanne, également directeur du développement à l’international.

Dans la foulée des trimestres précédents, les ventes alimentaires, qui constituent 50 % du chiffre d’affaires du groupe (mais moins rentables), ont enregistré une progression de 1,7 % . Quant aux ventes d’habillement, dont les contre-performances pèsent sur les résultats de Marks & Spencer, elles ont enfin enregistré une progression (certes infime) de 0,1 %. Une lueur d’espoir due aux collections femmes qui ont remporté un certain succès ce printemps.

Chute des ventes en ligne

Par ailleurs, les ventes en ligne de Marks & Spencer ont chuté de 8,1 % . Un échec que le distributeur attribue au remodelage de son site Internet, qui aurait coûté la modique somme de 150 millions de livres. Les dirigeants du groupe ne sont pas inquiets. Ils estiment normal que la nouvelle version du site connaisse une période d’adaptation auprès des consommateurs.

D’après le directeur général, Marc Bolland, le site aurait également rencontré de nombreux problèmes techniques lors des créations de comptes client, désormais obligatoire pour payer en ligne. Au total, les problèmes liés au site Internet seraient en partie responsables du léger recul des ventes non alimentaires.

Le géant britannique a confirmé ses objectifs annuels dans un contexte économique qu’il constate « difficile ».

A. C., Les Echos, le 09/07/2014.

Dernières actualités