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Jardineries : InVivo vise le Top 3 européen des coopératives

08.03.2014, source : Les Echos.fr

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Le groupe InVivo chasse tous azimuts pour doubler son chiffre d'affaires à 12 milliards d'ici à 2025 en multipliant acquisitions et partenariats.

Né en 2001 de l'union de 223 coopératives, InVivo a l'ambition d'intégrer le Top 3 européen du monde coopératif. Il est numéro cinq aujourd'hui au sein de l'Union européenne et vingtième mondial. « Nous devons gagner en compétitivité et accélérer notre croissance », explique Thierry Blandinières, le nouveau patron du groupe, chargé de pousser à l'internationalisation. Cet ancien directeur général de Delpeyrat s'est fixé pour objectif de doubler le chiffre d'affaires d'InVivo à 12 milliards d'euros à l'horizon 2025 via « des acquisitions très ciblées à l'international et des partenariats stratégiques en Europe. »

D'abord céréalier (c'est 41 % de son chiffre d'affaires), le groupe s'est allié au deuxième trader mondial, l'américain ADM, concurrent de groupes comme Dreyfus, Cargill ou Bunge. En Allemagne, cette alliance lui a permis de devenir actionnaire à hauteur de 20 % du groupe Toepfer et d'acquérir ainsi le contrôle de 11 millions de tonnes de céréales, outre les 6 millions de tonnes produites en France. « On veut démultiplier notre potentiel dans le domaine des grains grâce au partenariat avec ADM », commente le patron de InVivo.

Structurer les filières

Le groupe coopératif exerce son activité dans quatre métiers. Outre le négoce de 6 millions de tonnes de grains par an, InVivo vend semences, engrais et pesticides aux agriculteurs adhérents à l'union. Ce pôle totalise 28 % du chiffre d'affaires du groupe. Présente dans 19 pays, NSA, la division alimentation animale, sert de trait d'union entre les filières végétales et l'élevage. « Notre mission est de structurer les filières pour qu'elles se renforcent et se développent en Europe et ailleurs dans le monde », commente Thierry Blandinières. NSA a ouvert plusieurs usines au cours des dix-huit derniers mois au Brésil, au Mexique, en Indonésie et au Vietnam. Le groupe compte tout particulièrement sur le développement de l'aquaculture afin de croître dans ce secteur. Près d'un poisson sur deux consommés dans le monde aujourd'hui provient désormais de l'élevage, selon la FAO, l'organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation.

Enfin, quatrième métier, la distribution avec le numéro un de la jardinerie en France, Gamm Vert. L'enseigne vise à se tailler une place dans la distribution alimentaire en créant un nouveau modèle. « Le rêve des agriculteurs est d'assurer eux-mêmes la vente de leurs produits aux consommateurs », explique le patron d'InVivo qui s'appuiera sur « le savoir-faire du libre-service acquis avec Gamm vert » pour servir ses ambitions dans ce domaine.

Marie-Josée COUGARD, Les Echos, 05/03/2014

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