Les secteurs

Intérim : Artus France se déploie dans l'Ouest

23.06.2012, source : Les Echos.fr

imprimer

La société d’intérim s’apprête à compléter sa couverture dans l’ouest de la France, à Caen, à La Roche-sur-Yon et à Bordeaux. La PME familiale veut s’appuyer sur une vingtaine d’agences d’ici à 2015.

La société d’intérim Artus France poursuit son développement dans l’ouest de la France. Présente à Tours, son siège social, ainsi que dans une quinzaine de villes de l’Ouest, (Orléans, Nantes, Poitiers...), Artus ouvre cette année des agences aux Mureaux (Yvelines), à Caen, à La Roche-sur-Yon et à Bordeaux. D’autres sont au programme, telles que Limoges début 2013.   « Dès que nos résultats nous le permettent, nous les réinvestissons dans le réseau  », résume Alexis de l’Espinay, directeur général de cette entreprise fondée par son père, Bruno, en 1991. Artus France édite quelque 3.000 feuilles de salaire chaque mois.

En vingt ans, cette PME d’une cinquantaine de personnes s’est fait un nom auprès des industriels et du BTP, soit les deux tiers de ses 1.500 clients. Parmi eux, une immense majorité de petits industriels et d’entrepreneurs du BTP. Les grands groupes, tels que Vinci, Eiffage ou Suez, sont plus rares. Reste que le chiffre d’affaires d’Artus a progressé de 40 % en 2011, à 47 millions d’euros.   « Nos collaborateurs permanents sont fidélisés, certains sont dans l’entreprise depuis la création, le "turnover" est très faible. Ils disposent donc d’une bonne connaissance de leur tissu industriel régional et des DRH qu’ils côtoient, ce qui permet d’adapter notre offre de prestation  », souligne Bruno de l’Espinay, le PDG.


Implantation au Maroc

Classé 25 e par le Prisme, le syndicat professionnel du secteur, Artus a suivi des clients au Maroc et en Tunisie depuis 2006. Six agences et une quinzaine de personnes assurent l’équivalent de 6 millions d’euros d’activité.   « Dans le sillage de l’usine Renault à Tanger, le nord du Maroc bénéficie d’un fort dynamisme industriel, favorisé par un climat stable pour les affaires, commente Bruno de l’Espinay. En revanche, la situation est plus tendue en Tunisie, où le chômage grimpe et où les investissements sont plus rares.  » Depuis 2008, Bruno de l’Espinay contrôle l’intégralité du capital de la société, après le rachat de 30 % détenus par ses coactionnaires : le fabricant de matériels ferroviaires Socofer, le fabricant de matériels médicaux Invacare Poirier et un groupement d’intérim.


Stéphane FRACHET, Les Echos, le 19/06/2012

Dernières actualités