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Implantations : Marne-la-Vallée reste le plus attractif dans l'Est parisien

01.07.2012, source : Les Echos.fr

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Les taxes ne sont qu’un des éléments dans le choix d’une implantation. Les perspectives d’augmentation ne rebutent pas les aménageurs d’Euro Disney.

Les taxes immobilières sont loin d’être la seule variable prise en compte par les entreprises à la recherche de bureaux. L’étude régulière que réalise KPMG pour Euro Disney sur l’attractivité du quartier d’affaires Val d’Europe, qu’aménage depuis une vingtaine d’années à Marne-la-Vallée le géant des loisirs avec les pouvoirs publics, le montre.

Le consultant prend en compte les loyers, les parkings, les charges, la contribution économique territoriale (CET), le versement transport, la taxe sur les bureaux, la taxe foncière, la taxe d’enlèvement des ordures ménagères et la taxe sur les bureaux.  « Nous avons attiré 2.400 établissements à Val d’Europe et nous en accueillons quatre à cinq nouveaux par semaine », explique Francis Borezée, vice-président développement immobilier et touristique d’Euro Disney.

L’étude de KPMG prend en compte Val d’Europe et les cinq villes de la région parisienne, hors Paris intra-muros, avec lesquelles le quartier d’affaires est en concurrence : Montreuil, Ivry-sur-Seine, Fontenay-sous-Bois, Noisy-le-Grand, Saint-Denis et la Défense. Elle porte sur les implantations de 5.000 mètres carrés et de 20.000 mètres carrés en centre-ville. Il en ressort que Val d’Europe arrive en tête des sites les moins chers. Montreuil et Ivry-sur-Seine sont respectivement deuxième et troisième pour les surfaces de 5.000 mètres carrés, tandis que Saint-Denis se classe deuxième, devant Fontenay-sous-Bois, pour les implantations de 20.000 mères carrés.

Val d’Europe met aussi en avant ses infrastructures telles que sa gare d’interconnexion des TGV, la première de France avec 70 trains par jour, ses deux gares RER, l’autoroute A4 ou ses liaisons directes aux aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et Orly. Sur l’évolution des taxes, le groupe, qui a reconduit la convention qui le lie avec l’Etat jusqu’en 2030, se garde de prendre position. Rappelant que les augmentations à venir seront lissées sur trois ans, il se dit surtout preneur d’une harmonisation entre les communes qui composent la ville nouvelle de Marne-la-Vallée.


Dominique MaLECOT, Les Echos, le 26/06/2012

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