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Immobilier : pacs de raison entre Citya et Urbania

05.03.2012, source : Les Echos.fr

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Urbania-Adyal et Citya s’allient dans un pacte sans modifier leur capital. Ces deux spécialistes du service immobilier se rapprochent du numéro deux, Nexity.

Ni fusion ni prise de participation. C’est un « gentleman’s agreement » qu’ont signé Nicolas Jacquet et Philippe Briand, présidents des groupes Urbania-Adyal et Cytia. Ces deux acteurs de la gestion immobilière (syndic, gérance, transaction, location) se rapprochent du duo de tête emmené par Foncia, qu’Eurazeo a racheté 1 milliard d’euros l’an passé, et Nexity, filiale de BPCE.

Le nouvel ensemble gère 600.000 lots (logements) de copropriété et en administre 150.000 autres. Les deux sociétés réalisent environ 100 millions d’euros de chiffre d’affaires et emploient 1.500 salariés chacune. Les deux groupes conservent leurs marques respectives.

Dans la forme, une association, baptisée « Odyssée », travaillera aux synergies entre les deux entités. « Ce rapprochement nous offre une taille suffisante pour négocier sur nos achats », résume Philippe Briand, PDG de Citya, par ailleurs député-maire (UMP) de Saint-Cyr-sur-Loire, près de Tours (Indre-et-Loire).


Moderniser le fonctionnement

Principal chantier commun : la mise en place d’un système d’information. « Nos outils sont dépassés, inspirés d’une logique comptable. Aujourd’hui, nos clients doivent pouvoir consulter leurs comptes, connaître l’état de leurs biens, émettre des messages, dialoguer avec nos équipes », indique Philippe Briand, qui chiffre cette rénovation entre 6 et 9 millions d’euros. « Le gigantesque chantier de la remise aux normes énergétiques des logements sera plus facilement abordé à deux », ajoute Nicolas Jacquet.


Les 180 agences des deux groupes sont aussi complémentaires d’un point de vue géographique. Ancienne filiale du Crédit Lyonnais, Urbania, propriété du fonds d’investissement français IPE depuis 2010, est prédominant en Rhône-Alpes et en Ile-de-France. Citya couvre principalement le Grand Ouest, Paca et l’est de la France. Leur objectif est de mieux s’implanter dans le Sud-Ouest et en Bretagne. « Nous procéderons à des arbitrages sur certains doublons », précise Nicolas Jacquet. Adyal, du groupe Urbania, devrait ainsi être mis en avant pour l’immobilier d’entreprise.

Ce métier de la gestion immobilière reste encore très atomisé. Citya, par exemple, consacre de 10 à 15 millions par an pour acheter de petits cabinets d’administrateur. De son côté, Urbania-Adyal mise plutôt sur un déploiement de ses services de gestion d’immobilier d’entreprise en Europe.


Stéphane FRACHET, Les Echos, 01/03/2012

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