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Immobilier : les prix dans le résidentiel ancien pourraient baisser de 7 % en 2012

22.01.2012, source : Les Echos.fr

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Après un premier semestre attentiste, la seconde partie de l’année 2012 devrait être plus active en termes de transactions, d’après le réseau de franchise Laforêt. Dans l’immobilier résidentiel ancien, les prix pourraient reculer de 7 % sur l’année.

Nouvelle donne cette année sur le marché de l’immobilier : les acheteurs reprennent enfin la main. En particulier au cours du premier semestre qui concentre de nombreux facteurs négatifs pour le secteur : manque de visibilité pour acheteurs, retour à la réalité des prix pour les vendeurs, disparition du PTZ+ pour les primo-accédants, diminution des avantages fiscaux pour les investisseurs, doublement de la durée de détention pour l’exonération des plus-values.

Les nouvelles ne sont pas meilleures sur le plan conjoncturel, dans un climat de morosité économique, et de dégradation de la note de la France, qui pourrait renchérir les prêts à taux fixe « L’arrêt des incitations fiscales conjuguées à la frilosité des banques, impacteront à la baisse la demande solvable au cours du premier semestre. Dans le même temps, l’offre de logements à vendre se reconstituera à un rythme normal, soutenu par les mises en vente récurrentes comme les séparations, les mutations professionnelles ou personnelles, les successions », prévoit Elix Rizkallah, président de Laforêt Franchise. Dans ce contexte, ce réseau de franchise immobilière composé de 750 agences, table sur une baisse des prix de l’ordre de 10%.


Possible rebond au second semestre 2012

Dans ce scénario en deux temps, un rebond pourrait survenir au second semestre. D’où une reprise de l’activité, soutenue par une offre plus diversifiée. Et ce, tant sur le plan qualitatif que quantitatif. Une fois corrigés à la baisse, les prix de mise en vente affichés seront plus abordables pour les acheteurs. En outre, ils rejoindraient ceux relevés en euros courants, en 2007.


« Le recul des prix fera plus que combler la hausse des taux d’intérêts du premier semestre, ce qui permettra de resolvabiliser de nombreux acquéreurs potentiels poursuit Elix Rizkallah. Dans ces conditions, les prix de l’immobilier ancien devraient se stabiliser, voire tenter une timide hausse comprise entre 1 à 3% au cours du second semestre ». Malgré ce rebond, le volume des transactions devrait reculer de 10 % et les prix baisser de 7 % sur l’année.


Bilan mitigé pour 2011

Après un premier semestre vigoureux, l’activité a nettement ralenti au cours de l’été dernier. Au troisième trimestre, les prix ont reculé de 1 %  avec un score de 2.956 euros du métre carré pour la France entière. La quatrième trimestre s’est redressé sous l’effet conjugué des achats des primo-accédants -soucieux de profiter du PTZ+ dans l’ancien avant sa disparition à la fin de l’année -et d’investisseurs prêts à saisir les opportunités sur le marché des logements cédés avant que la réforme des plus-values n’entre en vigueur. Au final, en se basant sur les avant contrats, le prix moyen pour la France entière ressort à 3.113 euros pour les transactions réalisées par ce réseau de franchisés.


Si les grandes villes ont enregistré une hausse des prix, certaines régions accusent une baisse. Les prix des appartements en Auvergne et en Bourgogne cèdent respectivement 1,23 % et 2,45 %. Demandant un budget plus élevé, les baisses de prix des maisons touchent davantage de régions : Nord-Pas-de-Calais, Picardie, Champagne-Ardenne, Bourgogne, Auvergne et Limousin. Selon les régions, le repli varie entre 0,68 % et 4,51 % . Ces scores pourraient s’intensifier au cours de cette année.


Martine DENOUNE, Les Echos, 19/01/2012

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