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Immobilier : le marché des logements atterrit en douceur en 2011

31.12.2011, source : Les Echos.fr

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Le nombre de transactions a baissé dans la seconde partie de l’année et la flambée des prix enregistrée au premier semestre dans l’ancien a été en partie gommée.

Le marché des logements anciens a entamé un atterrissage en douceur. Le volume d’activité a nettement fléchi au second semestre mais au final, « 2011 devrait se clore sur un peu moins de 700.000 ventes, soit le niveau d’une année normale », commente le dirigeant du réseau Century 21, Laurent Vimont.

Côté prix, le second semestre a gommé une bonne partie de la forte hausse enregistrée au premier semestre et les chiffres définitifs devraient aboutir à une hausse annuelle des prix au mètre carré de l’ancien de 2 % à 3 % en moyenne nationale contre + 6,4 % sur les six premiers mois de l’année par rapport au second semestre 2010, selon des estimations de Century 21.


Une hausse de 3 % dans le neuf

Déjà, le premier semestre, malgré ses excès, avait révélé des corrections dans certaines régions (Alsace, Aquitaine, Auvergne, Bourgogne, Limousin et Nord-Picardie) qui se sont amplifiées au troisième trimestre, « avec de nouvelles régions en recul (Basse-Normandie, Centre, Champagne-Ardenne, Lorraine et Paca). Surtout, deux départements franciliens, la Seine-et-Marne et les Yvelines, ont commencé à reculer », poursuit Laurent Vimont. La Fnaim mesure de surcroît une baisse du prix moyen à Paris depuis cet automne.


Dans le neuf, les prix ont augmenté de l’ordre de 3 %, mais 2011 restera surtout marquée par la faiblesse de l’accession à la propriété. Malgré le prêt à taux zéro plus (PTZ+), la solvabilité des accédants a été dégradée par les prix élevés et la hausse des taux d’intérêt. Par ailleurs, les investisseurs locatifs ont été refroidis par la diminution de l’avantage fiscal du Scellier.

Résultat : le repli de l’immobilier neuf était nettement plus marqué que dans l’ancien, atteignant - 17 % à fin septembre 2011 pour les ventes des promoteurs par rapport à la même période de 2010, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). Sur 2011, la FPI prévoit moins de 100.000 ventes pour ses professionnels contre 115.000 en 2010. En revanche, 2011 a été un bon millésime pour les mises en chantier de logements neufs : elles devraient excéder les 400.000, promoteurs et constructeurs confondus, a estimé hier le secrétaire d’Etat au Logement Benoist Apparu.

Pour 2012, dans l’ancien, « les ventes pourraient passer d’un peu moins de 700.000 en 2011 à 600.000 en 2012, avec une très légère hausse des prix », pronostique Laurent Vimont. La Fnaim, plus pessimiste, prédit un marché en baisse en Ile-de-France. Or il s’agit de la zone la plus tendue de France. Cela signifierait donc un marché orienté à la baisse au niveau national. Mais personne ne prévoit un effondrement.


Myriam CHAUVOT, Les Echos, 27/12/2011

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