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Immobilier de loisir : un marché au ralenti qui libère de belles opportunités

27.06.2012, source : Les Echos.fr

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Même s’il subit un franc ralentissement, le marché de l'immobilier de loisir conserve des acquéreurs et ses prix résistent plutôt bien malgré quelques réajustements.

« Il n’y a pas le feu dans la maison, lance Laurent Vimont, le président de Century 21 France. De 8,39 % des ventes au 2e semestre 2011, le marché de la résidence secondaire est tombé à 7,8 %.  » Pas de quoi s’affoler. D’autant que, depuis le début de l’année, l’activité a été chahutée par la réforme des plus-values et par la longue période électorale. Deux éléments qui ne font pas bon ménage avec l’immobilier de loisirs, toujours relégué au second plan en période de crise - ce n’est pas un achat de nécessité. « La résidence secondaire, c’est le syndrome chlorophylle, le cadre privilégié où la famille se régénère, où petits et grands participent à la cuisine, aux discussions..., explique Laurent Vimont. Bref, un lieu de retrouvailles plus que jamais nécessaire dans un monde en plein bouleversement. Pour autant, l’euphorie des années passées n’a plus cours.  »


Normandie : les prix du moyen de gamme en baisse

« La réforme des plus-values et les élections ont contribué à figer le marché  », indique Luc Seffray, responsable de l’agence Emile Garcin de Deauville. Si les acheteurs s’imaginent que le marché s’effondre et guettent les bonnes affaires, les vendeurs peu pressés - c’est souvent le cas en résidence secondaire -sont loin de céder à la pression. Selon les notaires, en février 2012, les prix ne baissaient toujours pas. Ils enregistraient même encore une hausse de 9 % sur un an. Mais un changement de tendance semble se dessiner sur le terrain. « Les acquéreurs visitent beaucoup car ils ont le choix, comparent et négocient, ce qui tend à faire baisser les prix sur les biens moyen de gamme  », poursuit Luc Seffray. Avec des prix entre 5.000 et 8.000 euros le mètre carré, c’est plutôt une bonne nouvelle. A deux pas du Royal Hôtel, un 96 m² avec terrasse de 30 m², adresse très recherchée, vient de partir à 800.000 euros. Pour une maison, il faut un budget d’au moins 1 million d’euros, sauf à s’éloigner de la station.


Pour Gaëtan Mary, de Barnes Normandie, « les vendeurs sont plus raisonnables sur des stations comme Bénerville, Houlgate ou Cabourg, car les acquéreurs au budget supérieur à 500.000 euros sont peu nombreux  ».

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