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Immobilier : baisse des prix limitée dans l’ancien

05.07.2013, source : Les Echos.fr

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Les prix au mètre carré sont remontés ces derniers mois à Paris. Mais, à fin juin, ils continuent de baisser au niveau national, selon Century 21, qui parie toutefois sur un recul annuel limité, de 1 % à 3 %.

L’été en pente douce, très douce... quand ils ne se redresseront pas, notamment à Paris. Telle est la météo des prix des logements anciens, selon le réseau d’agences Century 21. Reste à savoir pour combien de temps ?

A fin juin, au niveau national, le prix moyen au mètre carré n’avait que très légèrement baissé en trois mois. Sur plus longue période, la baisse est tout de même de 1,7 % sur six mois et de 2,6 % sur un an, avec un recul plus marqué pour les maisons (– 2,8 % ) que pour les appartements (– 1,9 % ). Résultat de cette... modeste concession de la part des vendeurs, les transactions ont grimpé de 7 % à fin juin chez Century 21 (soit environ 20.000 sur le semestre) et même de 12 % pour les maisons. Chez le réseau Guy Hoquet, on observe le même phénomène, avec 4 % de ventes en plus au premier semestre par rapport à la même période de l’année précédente.

Mais, pour l’un comme pour l’autre, les délais de vente rallongent, signe d’un marché attentiste, comme l’atteste un autre indice, la marge de négociation. L’écart de prix entre la mise en vente et le compromis s’est encore accru, à 5,3 % pour les appartements et 6,3 % pour les maisons, selon Century 21. Les acheteurs ont mis à profit la baisse des prix et les faibles taux d’intérêt pour acheter des appartements plus grands, d’une valeur moyenne de 193.500 euros, en baisse de 0,7 % seulement en un an. En revanche, pour les maisons, les budgets ont sensiblement baissé, de 3,7 %, à 217.800 euros.

La fièvre reprend Paris

Dans ce contexte, Guy Hoquet anticipe une baisse généralisée cette année, allant de moins de 5 % en zones tendues à 10 % dans les endroits les plus déprimés. Chez Century 21, l’analyse est différente : conforté par la hausse des transactions, le réseau est convaincu que les prix devraient se stabiliser, voire remonter légèrement au second semestre 2013. « La baisse annuelle ne devrait être, sur l’ensemble de 2013, que de 1 % à 3 %  », estime son président, Laurent Vimont.

Selon ses estimations, les prix se sont même redressés de 1 % depuis trois mois à Paris intra-muros, passant de 8.106 euros le mètre carré à fin mars à 8.206 euros à fin juin, soit le niveau de 2011. Guy Hoquet enregistre, lui, un redressement des prix de 2,6 %. « L’activité vient de reprendre, le nombre d’opérations a progressé de 4 % dans les trois derniers mois et le montant moyen de transaction a battu un record, à 402.016 euros. Du jamais-vu, commente Laurent Vimont. Tout indique que la baisse des prix à Paris est terminée. » Paris est toutefois un marché particulier, où la moitié seulement des achats sont réalisés au titre de la résidence principale, contre 71 % en France et même 83 % en Ile-de-France. Treize régions voient ainsi leur prix au mètre carré diminuer sur un an, la Basse-Normandie, remportant la palme avec – 8,8 %.

Myriam CHAUVOT, Les Echos, 02/07/2013

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