Hôtellerie : Starwood Capital lance la cession des hôtels Campanile

12.10.2014, source : Les Echos.fr

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La société d’investissement Startwood Capital attend entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros de la cession de l'enseigne d'hôtellerie Louvre Hotels Group.

Maintes fois étudiée, voire testée ces dernières années, la cession de Louvre Hotels Group par Starwood Capital est, cette fois-ci, clairement lancée, de sources concordantes. « Le processus est en cours. C’est une opération complexe », indique l’une d’entre elles, tout en restant prudente sur le calendrier.

Dans un contexte d’abondance de liquidités et d’attractivité des actifs hôteliers, l’opération est pourtant de nature à susciter des convoitises. Starwood Capital, qui a mandaté les banques Goldman Sachs et Deutsche Bank, en attendrait un montant compris entre 1,2 et 1,5 milliard d’euros, soit plus de dix fois l’excédent brut d’exploitation (110 millions d’euros).

Grand rival d’Accor dans l’hôtellerie économique

De fait, Louvre Hotels Group, plus connu sous ses enseignes Première Classe, Campanile, Kyriad, Tulip Inn, Golden Tulip et Royal Tulip, fait partie des principaux acteurs européens de son secteur et même de grand rival d’Accor dans l’hôtellerie économique. Et si l’opérateur, qui comptait plus de 1.100 hôtels à la fin 2013, a encore un tropisme très européen, il a accéléré son développement à l’international ces dernières années, sous la houlette de son président, Pierre-Frédéric Roulot.

Le premier coup d’accélérateur, crucial, a eu lieu en 2009 avec l’ « alliance stratégique » entre le français Louvre Hôtels et le néerlandais Golden Tulip, rapprochement consécutif à la reprise de Golden Tulip par la société de capital-investissement états-unienne. Deux ans plus tard, Starwood Capital mariait franchement ses deux entités au sein de Louvre Hotels Group.

Hasard du calendrier, sa cession pourrait intervenir dix ans après l’acquisition, en 2005, de l’ex-Société du Louvre/Groupe Taittinger par Starwood Capital, Louvre Hôtels constituant l’ancien pôle hôtellerie économique. Entre-temps, l’Américain a vendu la branche champagne et - par appartements - les hôtels de prestige, dont le Crillon.

Anne DRIF, Les Echos, le 03/10/2014

 

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