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Hôtellerie : relance bien engagée pour la chaîne Balladins

28.02.2011, source : Les Echos.fr

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Moins de deux ans après son sauvetage, Balladins relève la tête et peut afficher de nouvelles ambitions. La chaîne d'hôtellerie économique et moyen de gamme, gérée par la société Dynamique Hôtels Management (DHM), dont les manettes ont été, fin 2010, totalement confiées à la société de gestion hôtelière Parfires (CBRE Investors s'est alors vu retirer le management), a, non seulement repris en main son concept - avec la suppression des labels Confort, Superior et Express -et sa commercialisation, engagé son indispensable programme de rénovation et fait le tri dans son parc (21 hôtels en sont sortis en 2010 pour 9 entrés), mais aussi relancé son développement. Un tour de force salué par la profession.


Faire parler la marque

« Il a fallu tout révolutionner à la fois, et nous allons plus vite que prévu », résume, pour sa part, le directeur général de DHM, Christian Recoing, dont le dernier chantier en date concerne le système de distribution de Balladins avec la mise en place d'une solution technologique développée par Amadeus. Désormais, la chaîne va se concentrer sur le marketing et le commercial. « Il faut faire parler la marque », déclare à ce titre Christian Recoing.


Concernant son développement, ce dernier indique que l'objectif est d'atteindre la barre des 200 établissements en 2012, à comparer à 134 à la fin 2010, dont 63 en filiale (dont 10 situés en Allemagne, et 1 en Belgique). Concrètement, il est prévu de passer sous enseigne Balladins les 9 hôtels aujourd'hui exploités par DHM sous d'autres marques (4 Kyriad, 3 Campanile, 1 Première Classe, et 1 Comfort), mais surtout de reprendre l'extension du réseau dans le cadre de mandats de gestion ou de la franchise. De fait, 28 établissements supplémentaires sont déjà annoncés pour 2011, dont, tient à souligner Christian Recoing, « des constructions neuves ».


Par ailleurs, le directeur général de DHM ne cache pas que la question du développement en propre se posera à partir de 2012. « Avec une soixantaine d'hôtels en filiale pour un total de 200 établissements, il faudra rééquilibrer le parc », observe-t-il, évoquant au passage l'hypothèse de rapprochements. Mais, prévient Christian Recoing, toute opération de croissance externe demandera de faire appel aux actionnaires.


CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos, le 28.02.2011

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