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Hôtellerie : l'enseigne W Hotels Worldwide débarque à Paris

05.03.2012, source : Les Echos.fr

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W Hotels a ouvert hier son établissement à Paris, dans un contexte qui reste porteur pour l’hôtellerie haut de gamme de la capitale. La chaîne très design et branchée de l’américain Starwood Hotels prépare par ailleurs un nouveau plan d’expansion.

L’hôtellerie haut de gamme de Paris compte un nouvel entrant international et à la personnalité bien marquée : W Hotels Worldwide. La chaîne design et branchée de l’américain Starwood Hotels & Resorts Worldwide a en effet ouvert hier son quarante-deuxième établissement dans la capitale, le W Paris-Opéra, situé à proximité du palais Garnier.

Réalisé dans un immeuble haussmannien, cet hôtel de 91 chambres - dont 20 suites - est exploité par W Hotels dans le cadre d’un contrat de management de dix ans renouvelable, le propriétaire étant la société espagnole de capital-investissement Meridia Capital. Il répond au canon de la marque d’inspiration new-yorkaise -le premier W avait été ouvert à New York en 1998 -, avec sa décoration contemporaine et son offre ciblant une clientèle estampillée « jet-set ».

Le W Paris-Opéra, dont l’exploitant vise ouvertement le classement 5 étoiles, s’inscrit de facto dans une belle série de nouveautés pour l’hôtellerie haut de gamme parisienne après, en moins d’un an et demi, le Royal Monceau, totalement rénové, le Shangri-La et le Mandarin Oriental. En filigrane, ces deux derniers témoignent de la montée en puissance sur la scène internationale des opérateurs asiatiques, en attendant le Peninsula, annoncé pour la fin 2013.

Ces capacités nouvelles ont été absorbées sans encombre par une demande dont la vigueur ne se dément pas, 2011 ayant été, à son tour, une excellente année pour le secteur. In Extenso (groupe Deloitte) fait ainsi état d’une hausse de la recette unitaire moyenne par chambre disponible de 9 % pour les hôtels relevant du grand luxe et de 12 % dans le haut de gamme. La direction du Shangri-La ne cache pas d’ailleurs avoir « beaucoup de satisfaction » pour sa première année d’exploitation avec un prix moyen (PM) qui « dépasse légèrement les attentes » à... 950 euros. Et 2012 s’annonce sous les meilleurs auspices : entre avril 2011, mois à partir duquel l’établissement - réalisé dans l’ancien hôtel particulier du prince Roland Bonaparte, tout près du Trocadéro -a pu disposer de toutes ses suites (27 pour 81 chambres) et février 2012, le taux d’occupation (TO) a bondi de 20 points, pour atteindre 95 %. De son côté, le Bristol, qui fait partie de longue date de la crème parisienne et dispose de davantage de capacité (188 chambres), a vu son PM dépasser les 900 euros et son TO atteindre 71 %, sachant que ce dernier a été affecté par des travaux en début d’année.


D’indispensables rénovations

Pour 2012, son directeur général, Didier Le Calvez, table sur un TO de 75 %, tandis que le prix moyen « devrait atteindre les 1.000 euros ». Mais pour ce « pro » de l’hôtellerie de luxe « la vraie concurrence » interviendra en 2015 car tous les établissements existants ou à venir seront alors pleinement opérationnels. Entre-temps, le Crillon et le Ritz auront notamment procédé à une indispensable rénovation.


Enfin, l’arrivée à Paris de W Hotels, qui ne se positionne pas sur ce créneau des palaces, est aussi l’illustration de l’expansion de l’enseigne. Si la barre des 60 unités est aujourd’hui visée pour 2015, la responsable de la marque, Eva Ziegler, indique que celle des 100 est actuellement à l’étude. En attendant, un W ouvrira, notamment, à Bangkok, à Singapour, à Milan, ou à Verbier, ce dernier étant un test dans les « resorts ».


Christophe PALIERSE, Les Echos, 01/03/2012

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