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Hôtellerie : l'Américain Carlson envisage de céder ses restaurants TGI Friday's

29.11.2013, source : Les Echos.fr

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La chaîne de restaurants TGI Friday’s fait l’objet d’une revue stratégique par le groupe hôtelier américain Carlson. Revue qui inclut son éventuelle cession.

A l’approche du cinquantième anniversaire de sa première ouverture - c’était en 1965 à New York -, la chaîne de restaurants d’origine américaine TGI Friday’s est peut-être à la veille d’une nouvelle ère. Et ce n’est pas une question d’âge… Sa maison mère, le groupe familial Carlson - par ailleurs actif dans l’hôtellerie et le voyage d’affaires -, vient de lancer une revue stratégique sur son devenir, qui portera notamment sur son éventuelle cession. Une telle initiative aurait une dimension hautement symbolique pour Carlson, qui avait acquis l’enseigne en 1975. A l’époque, TGI Friday’s réunissait 12 établissements dans neuf Etats. Trente-huit ans plus tard, TGI Friday’s en compte plus de 900 dans une soixantaine de pays, dont plus de 500 aux Etats-Unis. A contrario, la chaîne, dont la carte est très nord-américaine - burger, viande épicée… - n’a pas réussi à s’installer sur le marché français. Son volume d’affaires sous enseigne s’est élevé à 7,2 milliards de dollars l’an dernier.

Changement de direction

La décision de s’en séparer aurait tout d’un véritable virage stratégique de la part de Carlson. La firme de Minneapolis avait en effet lancé en 2011 un vigoureux programme de développement de TGI Friday’s, Ambition 2015. Celui-ci visait un doublement du nombre de restaurants à terme. Il s’agissait d’un des axes majeurs du plan d’expansion de Carlson, concocté par son directeur général, le Français Hubert Joly, qui a repris depuis les rênes du distributeur Best Buy. Outre son remplacement par Trudy Rautio, jusqu’alors directrice financière de Carlson, 2012 a aussi été marqué par le changement, à la fin de l’année, de présidente du groupe familial : Marilyn Carlson Nelson, fille du fondateur. Elle a laissé sa place à sa propre fille, Diana Nelson. Une nouvelle génération pour une nouvelle stratégie ?

Christophe PALIERSE, Les Echos, 26/11/2013

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