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Hôtellerie : Balladins s'entend avec ses créanciers pour se redresser

31.07.2013, source : Les Echos.fr

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La chaîne d'hôtels économiques Balladins ne sera pas victime de son « mur de dettes ». Elle va continuer à miser gros sur la franchise.

La chaîne d’hôtels économiques Balladins ne sera pas victime de son « mur de dettes ». Dynamique Hôtels, l’opérateur de ce réseau de 129 établissements dont 117 en France - auxquels s’ajoutent 10 autres en Allemagne et 2 en Belgique -, ce qui en fait l’un des principaux acteurs de son secteur dans l’Hexagone, a finalement conclu un « accord de conciliation » avec ses créanciers.

L’accord, qui est le résultat de la nouvelle conciliation engagée à la fin mars sous la houlette du tribunal de commerce de Nanterre ( « Les Echos » du 26 mars), a été adopté jeudi dernier par l’assemblée générale des actionnaires et a été déposé le lendemain au tribunal.

« Cet accord a le mérite d’assurer définitivement la pérennité de l’entreprise », assure aux « Echos » le président du directoire de Dynamique Hôtels, Jean Diaz. « Il comporte des conditions financières supportables pour l’entreprise », ajoute-t-il, sans pour autant préciser les modalités.Balladins était jusqu’alors handicapé par la dette bancaire relative à ses activités en France, soit une centaine de millions d’euros, pour l’essentiel portés par Crédit Agricole CIB, sur un total groupe avoisinant 180 millions.

Développement « en franchise »

Son horizon financier étant désormais dégagé, l’opérateur va pouvoir pleinement se consacrer à ses priorités opérationnelles, à savoir la rénovation de son parc et le développement. Concernant le premier point, Jean Diaz précise que « la rénovation se fera progressivement » et que le groupe « trouvera les moyens en faisant des arbitrages ». Cela étant, indique-t-il, « il y aura probablement une ouverture du capital ou une augmentation du capital ».

Par ailleurs, Balladins va « pouvoir continuer à se développer en franchise » en France, ce qui représente 61 hôtels aujourd’hui. « On peut doubler le nombre de franchisés mais cela ne se fera pas en claquant des doigts », observe Jean Diaz. Ce dernier ne cache pas, au passage, que ce travail reviendra surtout à son successeur.

A soixante et onze ans, Jean Diaz se voit en effet encore pour « deux ans » aux manettes. Pour mémoire, il s’était vu confier la présidence du directoire le 8 mars - lâchant alors la présidence du conseil de surveillance -, en raison du rejet d’un premier projet d’accord financier, ce rejet entraînant la démission de la direction issue de la société de gestion hôtelière Parfires.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 29/07/2013

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