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Home-Staging : vendre son bien immobilier plus rapidement

01.09.2009, source : Les Echos.fr

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Avant-après. L'exercice n'est plus réservé à la chirurgie esthétique ou au régime. Il s'applique aussi aux maisons et appartements. Avant : les lieux sont chargés de tous vos souvenirs. Après : ils sont plus dépouillés et affichent un air de neuf. Plus le résultat est impersonnel, mieux c'est. Les futurs acheteurs sont censés pouvoir y projeter leur vie plus facilement. Comme M. Jourdain, certains propriétaires s'y employaient déjà sans le savoir, désencombrant leur petit intérieur et changeant les prises mal en point. Mais la pratique, tout droit importée d'outre-Atlantique et répondant au nom barbare de « home staging », s'est professionnalisée. Tandis que l'émission de M6 « Maison à vendre » a contribué à la populariser. Des entreprises proposent donc désormais leurs services pour aider à vendre un bien plus rapidement. Comme Immostyling. Sa fondatrice, Marie Goguet, a découvert le concept du « home staging » grâce à son fils, grand voyageur, et l'a implanté à Nice. « L'accroche visuelle a pris une importance d'autant plus grande que les acheteurs présélectionnent de plus en plus les biens à visiter sur Internet, précise cette décoratrice de formation. Et quand on a commencé à parler de crise de l'immobilier, les demandes ont fusé. » Aujourd'hui, 8 franchises ont été signées, d'autres sont en cours. D'ici à la fin de l'année, l'entreprise table sur une cinquantaine de franchises dans l'Hexagone. Déjà présente à Madrid, elle pourrait aussi poursuivre son développement à l'étranger. Les prestations peuvent tenir en une seule journée (pour une facturation d'environ 15,50 euros du mètre carré, auxquels s'ajoutent l'achat d'éléments de décoration) ou prendre plus de temps lorsqu'il faut aussi résoudre des problèmes plus lourds (les tarifs pouvant alors aller jusqu'à 2 % du prix de vente). Immostyling vient aussi de lancer le principe du « well being ». On allège là aussi le décor, mais pour en profiter soi-même. Une solution comme une autre pour ceux que la conjoncture pousse à attendre avant de céder leur bien, mais qui se sentent mal dans leur « sweet home ».

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