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Habillement : le groupe Omnium lève 160 millions d'euros

19.07.2012, source : Les Echos.fr

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Ce holding familial possède les trois enseignes Eurodif, Devred et Burton of London, pour lesquelles il est prévu d’importants investissements de modernisation et d’extension du réseau en France et dans une moindre mesure à l’étranger.

Robert Lascar, le propriétaire du groupe Omnium (Brest), vient de lever 160 millions d’euros grâce à un crédit syndiqué obtenu auprès d’un pool bancaire comprenant notamment Natixis, LCL, mais également Arkéa Banque Entreprise, HSBC ainsi que Bank of China. « Cette somme, explique le dirigeant, nous permettra principalement de renforcer notre réseau de magasins. D’ici à 2017, nous tablons sur une activité quasi doublée.  »

Le groupe Omnium, de 500 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011 pour 11 millions d’euros de résultat net, est le propriétaire d’Eurodif, enseigne spécialisée dans le confort de la maison et le textile, mais aussi de Devred (vêtements pour hommes) et Burton of London (vêtements pour femmes et hommes).


Recentrage sur trois marques

« Le réseau des 80 magasins Eurodif [204 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2011] ne sera pas augmenté, mais nous prévoyons une modernisation de l’ensemble des boutiques développées sur une surface comprise entre 800 et 2.000 m2  », dit encore Robert Lascar. Il a en revanche créer de nouvelles implantations Devred. Il en existe aujourd’hui 234, « notre ambition est d’atteindre un total de 372 magasins en 2017, répartis entre les succursales et la franchise  ». Toujours pour cette enseigne - 170 millions d’euros de ventes en 2011 -, Robert Lascar va ouvrir ses premiers magasins à l’étranger, au Maroc, à Rabat, et au Luxembourg. Enfin, l’enseigne Burton of London doit également s’étoffer : « Elle passera de 124 magasins à ce jour à un total de 216 en 2017  », note encore le PDG.


Parallèlement, le groupe Omnium (3.500 salariés aujourd’hui) va créer 500 emplois supplémentaires pour animer les futurs points de vente, « principalement situés dans les centres-villes  », indique le dirigeant dont l’aventure Maxi Livres n’est désormais plus qu’un mauvais souvenir.

Le groupe Omnium avait en effet racheté cette enseigne de librairies, dont il a été contraint de se séparer en 2007. « Nous y avons perdu 100 millions d’euros  », avoue Robert Lascar, qui entend désormais centrer sa stratégie uniquement sur ses trois marques, pour lesquelles il possède des outils de logistique et gère également en interne les équipes de création. En revanche, les fabrications de vêtements sont confiées à des sous-traitants en Europe, en Turquie et en Asie.


Stanislas DU GUERNY, Les Echos, le 18/07/2012

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