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Habillement : coqueluche des adolescents, Superdry s'écroule en Bourse

24.04.2012, source : Les Echos.fr

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SuperGroup, le propriétaire de la marque Superdry, a revu à la baisse pour la troisième fois ses prévisions de bénéfices. Son cours a plongé de 35 % vendredi en Bourse.

Péché de jeunesse ? SuperGroup, le propriétaire de la marque de vêtements anglaise Superdry, la nouvelle coqueluche des adolescents, a vu son cours plonger de 38,23 % vendredi, après avoir revu pour la troisième fois à la baisse ses profits pour l’exercice clos fin avril. Ce qui porte à plus de 75 % la chute de l’action en un an !

L’entreprise, cotée depuis mars 2010 à Londres, prévoit désormais un bénéfice de 43 millions de livres cette année, contre 50 millions jusque-là. Elle met en avant « des erreurs arithmétiques » dans ses prévisions concernant les ventes aux grossistes. Des difficultés qu’elle attribue à la complexité de ses réseaux de distribution et à sa croissance très rapide ces dernières années. « Ce qui rend difficile de faire des prévisions précises. » Lancée en 2003, sa marque phare Superdry est déjà vendue dans 40 pays. Par ailleurs, la chaîne prévoit 2 millions de livres de manque à gagner lié aux stocks chez ses franchisés, dont l’inventaire ne sera pas effectué avant la fin de l’année.


« Un développement fulgurant »

Les ventes au détail sont, elles, « en ligne » avec ses attentes. Mais SuperGroup annonce des marges réduites. Car l’entreprise a augmenté ses investissements notamment dans sa logistique, qui elle aussi a connu des défaillances ces derniers mois. Un nouveau système de gestion de stocks ayant été mis en place, certains magasins n’avaient en réserve que des petites ou des grandes tailles, ce qui leur a fait perdre des ventes.


Ces péripéties ont mis à mal la confiance des investisseurs. Les difficultés sont dues « à des problèmes structurels liés à un groupe qui a connu un développement fulgurant ces dernières années, plutôt qu’à un problème sous-jacent avec la marque », relativise un analyste cité par Bloomberg.


Dominique CHAPUIS, Les Echos, le 23/04/2012

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