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Groupement : Leclerc vise 17 % de part de marché fin 2009

05.08.2009, source : Les Echos.fr

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Grâce en particulier à sa politique de prix bas et à l'arrivée de nouveaux affiliés, le groupement de distributeurs indépendants table sur une croissance de 4 % à 5 % du chiffre d'affaires en 2009, hors carburants.

Grâce en particulier à sa politique de prix bas et à l'arrivée de nouveaux affiliés, le groupement de distributeurs indépendants table sur une croissance de 4 % à 5 % du chiffre d'affaires en 2009, hors carburants.


"Liberté de prix retrouvée"

L'intérêt de mener une politique de prix bas pour croître dans la grande distribution se vérifie une fois encore. Après Intermarché, qui a récemment annoncé avoir gagné 0,3 % de part de marché sur ses concurrents au premier se­mestre, à 12,1 %, c'était hier au tour de Leclerc d'afficher une croissance solide de son activité pour les six premiers mois de l'année, permettant au groupement de distributeurs indépendants d'augmenter, à fin juin, de 0,5 point sa part de marché en cumul sur douze mois, à 16,8 %. Le chiffre d'affaires en France (hors carburants) de l'enseigne a progressé de 5,1 %, à 12,58 milliards d'euros, contre + 0,9 % pour le secteur des grandes et ­moyennes surfaces. A parc de magasins constants et hors affiliés, la hausse ressort à 2,5 %, contre une baisse de 0,2 % pour la moyenne du secteur.

« La liberté des prix retrouvée avec la loi LME, ça marche, a commenté devant la presse ­Michel-Edouard Leclerc, président de l'enseigne. En moyenne depuis le début de l'année, nos adhérents ont consacré deux points de marge brute à la baisse des prix », suivant le principe bien connu qu'ils s'y retrouveront à la fin de l'année grâce à la hausse des ­volumes.

Dans ce contexte, Leclerc, qui revendique un écart de prix de 4,2 points en sa faveur vis-à-vis du concurrent le plus proche, s'attend à terminer l'année avec une part de marché de 17 % . Grâce, donc, à l'effort sur les prix, mais aussi au développement des boutiques ­dédiées (52 ouvertures cette année dans les voyages, la bijouterie, le bricolage) et à l'apport des ­nouveaux affiliés d'Alsace (7 magasins), de Corse (9) et de la ­Réunion (16).


« Moins bon » second semestre

Compte tenu de la montée du chômage, Michel-Edouard ­Leclerc anticipe cependant un second semestre « légèrement moins bon » que le premier, lié en particulier à la faiblesse des ­ventes de marchandises non alimentaires, ramenant la hausse du chiffre d'affaires pour l'ensemble de l'année entre 4 % et 5 %. D'ores et déjà, la consommation en juillet est « très mauvaise pour tout le monde », note-t-il, confirmant une récente appréciation de Jean-Paul Onillon, le directeur général de Sport 2000 ( « Les Echos » du 17 juillet). Pour autant, il estime que « rien ne justifierait aujourd'hui » de lancer un nouveau plan de relance pour soutenir la consommation.

C. B.

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