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Grande distribution : face à ses fournisseurs, le prix demeure la priorité de Leclerc

26.10.2010, source : Les Echos.fr

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Le réseau coopératif de super et hypermarchés est le grand vainqueur du jeu de la concurrence des derniers mois. Grâce à son image prix. Une stratégie gagnante que Michel-Edouard Leclerc veut pérenniser, alors que les négociations 2011 s'ouvrent avec les fournisseurs.


Alors que les négociations 2011 s'ouvrent avec les fournisseurs, les centres Leclerc n'entendent pas renoncer à leur stratégie qui place le prix au coeur de leur message d'enseigne. « Et l'important, c'est de tenir la promesse que l'on fait. C'est notre cas », affirme Michel-Edouard Leclerc, président de l'ADDLec, la structure de tête du réseau coopératif de supermarchés et d'hypermarchés.

Il faut dire que depuis plusieurs mois, grâce à son discours persistant et permanent sur les prix bas, Leclerc gagne des parts de marché. La 15 e étude Référenseigne publiée début septembre par Kantar fait du groupement né à Landerneau le net vainqueur du jeu de la concurrence des 12 mois précédents. Leclerc a gagné 0,5 % points de part de marché, avec un score total de 17,1 %, qui le situe à la deuxième place de la distribution française, derrière le groupe Carrefour (21,3 %, avec ses hypermarchés Carrefour et ses supermarchés Carrefour Market). Avec lui, les meilleures progressions étaient affichées, outre Carrefour Market en cours de relance, par Système U, l'autre grand réseau d'indépenants, avec Intermarché.

Réussite de la LME

Pour Michel-Edouard Leclerc, cette performance est liée à plusieurs éléments. D'abord, le fait que chaque adhérent, propriétaire de son magasin, gère quotidiennement son affaire au plus près. Ensuite, et surtout, à la mise en oeuvre de la loi de modernisation de l'économie (LME) qui a redonné aux distributeurs la liberté de négocier avec les fournisseurs, en échange de l'abandon des marges arrière et de la réduction des délais de paiement. Alors que les industriels de l'agroalimentaire se présentent à la table des négociations avec des hausses de 6 % à 8 %, justifiées par l'augmentation du prix des matières premières, Michel-Edouard Leclerc affirme qu'il négociera « pied à pied ». Il compte examiner précisément l'impact des matières premières sur le coût des produits et demande, si des hausses sont acceptées, des clauses de révision en cas de baisse des cours.


Philippe BERTRAND, Les Echos, 25/10/10
 

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