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Grand Lyon : l'hôtellerie a bien résisté l'an dernier

09.03.2010, source : Les Echos.fr

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Le Revpar, indicateur de performance de la profession, s'est dégradé de 2,6 % seulement du fait d'un prix moyen d'hébergement en légère augmentation.


A toute chose, malheur est bon, dit la sagesse populaire. L'agglomération lyonnaise, qui peine à hisser son parc hôtellier à la hauteur de ses ambitions, a, du coup, moins souffert que la plupart des villes françaises de la crise économique en 2009. Ainsi, le Revpar - indicateur de performance de la profession mixant le taux d'occupation et le prix moyen d'hébergement -s'y est érodé de 2,6 % soit 6 points de moins que pour le marché hexagonal. Si les 65,7 % du taux moyen d'occupation se sont effrités de 3,5 % selon le cabinet Deloitte, le prix moyen de l'hébergement s'est lui apprécié de 1,3%, à 78 euros. Les 11937 chambres homologuées ont totalisé 2,866 millions de nuitées, en recul de 2,2 %.


Mais un seul nouvel hôtel à l'enseigne espagnole N&H a ouvert ses portes l'an dernier dans la métropole. Et cet établissement 4 étoiles de 245 chambres implanté à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry est venu remplacer un Sofitel de 120 chambres arrivé en fin de concession.


Des opérations reportées

Plusieurs opérations ont été différées. C'est le cas de l'ensemble hôtelier multi-enseigne de 314 chambres composé d'un SuiteHotel 3 étoiles, d'un All Seasons 2 étoiles et d'un Etap Hôtel situé à l'est de la gare de la Part-Dieu. « Le chantier vient de démarrer deux ans après l'obtention du permis de construire », reconnaît Roland Bernard, président de la commission du tourisme à la CCI de Lyon.


Contre-temps également pour l'hôtel 4 étoiles de luxe à l'emplacement de l'ancien hôpital de l'Antiquaille concédé à la SACVL, SEM en proie à des difficultés. Quant au monégasque Colombus, son projet original d'un 4 étoiles aux Docks dans le quartier Confluences avait suscité beaucoup d'intérêt, mais rien ne dit qu'il se concrétisera.


Déception également pour le Concorde de la rue Grolée, un des établissements emblématiques de la presqu'île, dont la ville a vendu les murs pour un prix modique à l'italien Boscolo, contre la promesse de le rénover.


Consolation avec l'actuel Hôtel-Dieu : 5 enseignes, Fairmont, Four Seasons, Starwood, Intercontinental et Hyatt, ont été présélectionnées à la suite de la consultation lancée par les Hospices civils de Lyon, la Communauté urbaine et la ville de Lyon. L'équipe lauréate devrait être connue à l'automne et la capacité de ce futur hôtel de luxe, une des composantes de la reconversion de ce bâtiment de 35 000 mètres carrés, devrait se situer autour de 120 lits.


On est loin du « grand porteur » de 300 à 350 lits souhaité pour accueillir des grands congrès internationaux ! En attendant, 2010 pourrait être plus difficile que 2009 pour l'hôtellerie lyonnaise.

De notre correspondant à Lyon: Marie-Annick Dépagneux

Les Echos, 08/03/2010

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