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Go Sport a retrouvé en 2009 un équilibre fragile

15.02.2010, source : Les Echos.fr

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Pour la première fois depuis 2003, Groupe Go Sport a publié un résultat opérationnel courant positif, grâce à une reprise de provision exceptionnelle.

Rien de tel qu'une bonne crise ! Pour la première fois depuis 2003, et malgré des ventes en baisse de 2,8 % en France pour la chaîne Go Sport (70 % de l'activité globale) et de 9 % pour Courir (21 % du total) - dans un marché légèrement positif pour le commerce spécialisé d'articles de sport -, Groupe Go Sport a publié vendredi un résultat opérationnel courant positif, à 1,1 million d'euros en 2009, pour un chiffre d'affaires de 693,8 millions, en retrait de 4,4 %, à taux de change constant et à nombre de magasins comparable. Pierre Letzelter, le président non exécutif de la filiale de Rallye - le holding portant les activités de distribution contrôlées par Jean-Charles Naouri -, s'était refusé il y a deux ans à dater le retour à la rentabilité du distributeur. Il n'a pas cédé au triomphalisme devant les analystes et journalistes réunis.
Et pour cause. Si la crise, donc, a permis de faire passer une réduction des frais de personnel de 10 millions d'euros et une baisse des autres charges de 6,7 millions, le retour à l'équilibre du résultat opérationnel courant est des plus fragiles. Il ne tient en fait qu'au produit exceptionnel - d'environ 3 millions d'euros, ont laissé entendre les dirigeants du groupe -résultant du règlement « dans des conditions acceptables » d'un différend avec un bailleur.


Rénovation de points de vente

Pierre Letzelter s'est donc encore montré très prudent, évoquant un « travail lent, patient et minutieux », et ce sous des contraintes financières fortes avec « des "covenants" bancaires extrêmement sévères », laissant peu de marge de manoeuvre.
Le défi de François Neukirch, le directeur général du groupe, et de son équipe est à la fois de redonner à l'enseigne Go Sport une réelle attractivité commerciale, et de repositionner l'enseigne Courir. A défaut de nouvelles ouvertures de magasins cette année, l'essentiel de l'enveloppe des investissements (non précisée pour 2010, elle a sensiblement baissé en 2009) sera consacrée à la rénovation des points de vente Go Sport existants, qui ont subi l'an denier « un recul du trafic et du prix de vente moyen, couplé à l'absence d'événement sportif majeur en 2009 ».
Et comme un malheur ne vient jamais seul, la dette financière nette du groupe a doublé en un an, passant de 21 millions à 47,1 millions fin décembre, du fait de la mise en place de la loi de modernisation de l'économie, qui a imposé des délais de règlement plus courts aux fournisseurs.
A. BO., Les Echos le 15/02/10

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