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Franchise construction : l'Alsacienne de Paysage accélère dans les piscines naturelles

19.08.2010, source : Les Echos.fr

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L'Alsacienne de Paysage développe sous la marque Lagutech une franchise pour exploiter son concept de bassin biologique de natation. Elle compte devenir une référence sur ce marché.


Encouragé par le succès de plusieurs groupes alsaciens dans la franchise, qu'il s'agisse de l'Eléphant Bleu ou encore de Mezzo Di Pasta, Christophe Ferrandon est en train de monter, sous la marque Lagutech, le premier réseau spécialisé dans les bassins et les piscines naturelles. Installée depuis 2007 à Roeschwoog, au nord de Strasbourg, sa société, l'Alsacienne de Paysage, a investi depuis plus d'un an ce créneau de la piscine naturelle, en prolongement direct de son activité de création et d'entretien de parcs et jardins. Et, ces dernières semaines, le carnet de commandes ne cesse de se garnir. Si une dizaine d'installations sont programmées à brève échéance, le dirigeant de l'entreprise mise avant tout sur le développement de Lagutech via son jeune réseau de franchisés. Trois sont en cours d'installation à Poitiers, Grenoble et Dijon, six en cours de signature de contrat et plusieurs en négociations avancées, notamment à l'étranger. Outre les royalties (3 % ) sur chiffre d'affaires acquittées par le franchisé, celui-ci paie un droit d 'entrée de 20.000 euros qui comprend une assistance à l'installation, une aide à la construction de la première piscine, une formation à Auxerre et bien sûr le bénéfice de l'enseigne.

« Pour atteindre son seuil de rentabilité, un franchisé devra réaliser cinq piscines par an », calcule Christophe Ferrandon. L'homme table sur une montée en puissance rapide, condition nécessaire pour atteindre la taille critique et réaliser les économies d'échelle prévues sur les achats de fournitures. L'objectif est de présenter une offre compétitive sur un marché français de la piscine privée, en croissance de 12 % au premier semestre, mais où le bassin naturel reste encore le parent pauvre.


Les écarts de prix se réduisent

En effet, explique le créateur du concept Lagutech, « il faut prévoir autour du bassin de natation une grande surface de lagunage pour régénérer l'eau, ce qui nécessite beaucoup d'espace et coûte forcément cher ». Un frein qu'il pense avoir levé en augmentant la profondeur d'une partie de l'espace de lagunage et en associant un système de filtres modulaires à décantation et à stérilisation par ultraviolets. Du coup, le jeune chef d'entreprise de Roeschwoog se fait fort de construire ce type de bassin sur de petites parcelles de terrain, mais surtout il veut démocratiser la piscine naturelle.

« Les écarts de prix avec les piscines traditionnelles deviennent insignifiants », affirme-t-il. Sur les réalisations qu'il a faites, l'investissement moyen tournait autour de 40.000 euros. « L'idée de se baigner dans son jardin, un peu comme dans un lac bordé de roseaux et de plantes aquatiques, séduit de plus en plus de gens », dit-il. Cette année, sa société, grâce à Lagutech, prévoit une augmentation de son chiffre d'affaires de 40 % .


CHRISTIAN LIENHARDT, Les Echos, le 18.08.10

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