Les secteurs

Foncière : Patrimoine & Commerce prospère dans les parcs commerciaux low cost

26.04.2013 mis à jour le 30.04.2013, Les Echos.fr

imprimer

La foncière spécialiste des « retail parks » low cost grandit à marche forcée.

La foncière cotée Patrimoine & Commerce (P&C), seule spécialiste française des parcs d’activités commerciales à bas coûts, a bouclé en mars le rachat de 99,7 % d’un autre acteur coté, Sepric, qui a fait passer son portefeuille d’actifs de 300 à 489 millions d’euros. « Nous sommes en avance sur notre objectif, fixé en 2010, d’atteindre les 500 millions en 2015, aujourd’hui nous avons 170 millions de projets de développement de parcs dans les tuyaux et nous regardons d’autres opportunités de croissance externe, résume le dirigeant-fondateur et actionnaire à 30 % Eric Duval. Nous confirmons notre objectif de 1 milliard d’euros d’actifs en 2016. » Une nouvelle acquisition passera par un échange de titres plus que par du cash, mais « être dilué pour constituer le leader français du "retail park" ne me pose pas de problème », assure Eric Duval. Son holding, Financière Duval, détient, outre P&C, une galaxie de sociétés dont Odalys, numéro deux français des résidences de tourisme.

Les loyers encaissés en 2012 par P&C ont augmenté de 3,8 % à périmètre constant à 18 millions d’euros (+ 31 % en réel) et à 29 millions d’euros en incluant Sepric, a annoncé hier la foncière. « Nous dégageons une rentabilité locative de 7,4 % à 7,5 %, l’objectif est de rester supérieur à 7 % avec les développements futurs », précise Eric Duval. P&C prévoit d’encaisser 30 millions de loyers cette année et 40 millions en 2015. Les galeries (Antibes) et parcs (Brives et Pontarlier) inaugurés cette année rapporteront 5,5 millions de loyers en année pleine.

Le taux de rotation des locataires a été de seulement 2,6 % en 2012 et le taux d’occupation ressort à 97 %, preuve de la résilience du modèle à bas coûts en période de crise économique, souligne P&C. Son « retail park » de Poitiers, par exemple, offre des loyers de 80 à 150 euros par mètre carré et par an, avec 15 euros de charge contre de 350 à 1.000 euros pour un emplacement classique dans la galerie de l’hyper adjacent, à 20 mètres de là.

Myriam CHAUVOT, Les Echos, 26-27/04/2013