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FL Finance change la recette de la Boîte à Pizza

08.11.2012, source : Les Echos.fr

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L’évolution des attentes du public, de nouvelles manières de consommer et la raréfaction du crédit poussent le groupe parisien à reprendre l’offensive pour conforter ses deux réseaux de franchises.

Tout va bien pour le groupe parisien FL Finance. Il devrait terminer l’année sur une quinzaine de millions d’euros de chiffre d’affaires. Les magasins de ses deux enseignes développées en franchise, la Boîte à Pizza et Esthetic Center, cumuleront plus de 50 millions d’euros de chiffre d’affaires pour la première et 45 millions pour la seconde avec un effectif global de quelque 2.200 collaborateurs. A périmètre constant, notamment grâce à la publicité, le groupe parvient à maintenir son niveau d’activité des années passées sur un marché qui pâtit de la crise. « Il y a une différence de chiffre d’affaires de 30 % entre un magasin de chaîne et un indépendant », rappelle Frantz Lallement.

Pour autant, l’heure est à l’offensive. La Boîte à Pizza va continuer à monter en gamme. Frantz Lallement va intensifier sa collaboration avec de grands chefs pour mettre au point des recettes originales (avec foie gras, truffes, etc.), pour se démarquer de la concurrence sur le marché de la pizza livrée à domicile et de la restauration légère sur place.

Une formule simplifiée

Il va aussi lancer une « pizza premium » étudiée pour livrer un produit qui provoque les mêmes sensations que la pizza sortant juste du four. Autre évolution, il met au point une formule simplifiée de Boîte à Pizza compatible avec le marché, moins rentable, des petites villes. Enfin, la baisse de la TVA le conforte dans sa volonté de multiplier les établissements dont la vocation première est la restauration sur place. Surtout, dans un contexte où les financements sont de plus en plus difficiles à trouver pour les franchisés, FL Finance se propose de les aider à monter leur affaire ou à reprendre celles de ceux qui partent à la retraite. « Une prise de participation minoritaire de 10 à 35 % par l’intermédiaire de FL Expansion permet de faire passer un dossier auprès de banques qui demandent des apports de plus en plus importants et ne l’accepteraient pas sans cette intervention, explique Eric Villedieu, directeur général du groupe. Les entrepreneurs peuvent se lancer. C’est encore plus vrai pour les reprises puisqu’il y a en plus une valeur de fonds de commerce à financer. »

FL Finance reste aussi en embuscade sur le marché chinois, où il continue à faire des tests afin de mettre au point un produit consommable avec des baguettes et répondant aux habitudes d’équilibre et de partage locales. Frantz Lallement n’exclut pas non plus d’élargir son offre à d’autres produits, tels que des pâtes ou des sushis afin de constituer « un groupe important de restauration rapide, peut-être multienseigne ».

Soins rapides à prix modéré

Parallèlement, les salons de beauté Esthetic Center tournent à plein régime. Leur concept de soins rapides à prix modéré s’avère porteur en période de crise. « Le réseau en comptera 200 à la fin de l’année et de 230 à 250 fin 2013 », affirme Frantz Lallement. Les produits qui y sont vendus ne porteront plus son patronyme pour donner naissance à « un univers de marques », poursuit le dirigeant, qui a commencé à franchir la frontière belge. Mais le gros développement devrait venir des Etats-Unis. Frantz Lallement a tiré les leçons de ses difficultés à y développer le concept sous la marque Beauty Full Days. Il espère annoncer très prochainement un accord avec un géant américain pour relancer l’enseigne outre-Atlantique.

Dominique MALECOT, Les Echos, 30/10/2012

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