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E-commerce : Le commerce électronique concurrence les magasins en dur

25.11.2011, source : Les Echos.fr

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Selon le panéliste de référence GfK, les ventes des hypermarchés et autres Darty baissent ou stagnent quand celles des sites marchands décollent.

La tendance se confirme. Alors que les hypermarchés voient leurs ventes de produits non alimentaires chuter (le responsable d’une grande chaîne estime la perte à 40 % en six ans), alors que même les spécialistes comme la FNAC ou Darty sont à la peine (Darty France a vu son chiffre d’affaires à périmètre comparable baisser de 3,7 % au premier semestre 2011), les sites de commerce électronique continuent de marquer des points sur ces marchés. C’est particulièrement le cas pour les produits d’équipement de la maison, produits informatiques et techniques, appareils électroménagers.

Selon des données rendues publiques hier par GfK, le panéliste de référence en la matière, à la fin de l’année la part de marché des Cdiscount et autres Pixmania atteindra 15 % (en dehors des produits culturels à proprement parler que sont les livres, les disques et les vidéos). Soit un quasi-doublement depuis 2007 (8,3 % ). A grands pas, la France, qui a déjà atteint la moyenne européenne, se rapproche des taux allemands et anglais (plus de 20 % environ).


Seul le livre résiste

Dans l’Hexagone, le phénomène est déjà particulièrement sensible pour le matériel informatique et la photo où l’e-commerce représentait à fin septembre respectivement 19,8 % et 18,3 % des ventes. Mais il s’accélère pour d’autres produits phares comme le gros et le petit électroménager ainsi que ce que l’on appelle l’électronique grand public, à savoir les écrans TV. Pour ces segments, les parts de marché du commerce électronique sont comprises entre 10 % et 14 %. Mais les chiffres montrent une croissance de plus en plus forte des boutiques virtuelles. Pour l’électronique grand public, les magasins en dur affichent une baisse de 10 % de leur chiffre d’affaires à fin septembre, contre une hausse de 2 % pour les sites marchands. Ces derniers enregistrent par ailleurs des progressions de 25 % et de 35 % pour le gros électroménager et le petit électroménager. Là où les hypers et autres spécialistes sont à - 4 % et 0.


La montée en puissance du commerce électronique se mesure également sur le marché des produits culturels : livres, jeux, musique, vidéos. Selon GfK, tous circuits de distribution confondus, les ventes sur segment ont baissé de 4,3 %. Seul le livre résiste à + 0,4 %. Pour le reste, les baisses sont de 8 % ou 9 %. Dans ce contexte, l’e-commerce est le seul circuit de vente à progresser encore (+ 9 % ). Une progression méritoire quand on sait que globalement, les ventes de produits culturels « physiques » sont en chute en raison de l’envolée des téléchargements de fichiers numériques. Selon GfK, la dématérialisation des produits culturels représente désormais 8 % du marché total des biens culturels.


Philippe BERTRAND, Les Echos, 18/11/2011

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