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Distribution : Tesco réussit à enrayer la baisse de ses ventes

09.10.2012, source : Les Echos.fr

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Les distributeurs britanniques relèvent la tête. Affectés par la crise qui a frappé plus brutalement leur marché domestique que le marché français, ils ont réussi à inverser la tendance à la baisse des ventes. L’hémorragie a cessé, mais le garrot a un prix. C’est le sens des résultats du premier semestre de son exercice qu’a publiés hier le géant Tesco. Il a vu son chiffre d’affaires légèrement progresser, de 1,4 %, à 36 milliards de livres (environ 45 millions d’euros).

Si les ventes en Asie se sont accrues de 5,4 %, à 5,9 milliards de livres, le rétablissement provient surtout du Royaume-Uni lui-même, où le chiffre d’affaires a augmenté de 2,2 % en valeur absolue, à 24 milliards, et, surtout, s’est stabilisé en comparable hors essence, à - 0,6 %. L’inflexion est notable puisque, au premier trimestre de l’exercice, les ventes avaient encore baissé de 1,5 %. Pour l’exercice 2011-2012, elles étaient en retrait de 0,6 % 

L’enseigne recueille là le fruit du plan d’investissement de 1 milliard de livres décidé en avril par le nouveau directeur général, Philip Clarke, successeur du légendaire Terry Leahy. Le plan portait sur 4 points principaux : la baisse des prix, qui a mobilisé 500 millions de livres, la rénovation des magasins, la hausse de la qualité des produits à marque propre et le renforcement du service en magasin grâce à l’embauche de 8.000 nouveaux collaborateurs.

Ces investissements ont pesé sur la marge opérationnelle, qui passe de 5,5 % des ventes à 4,9 %. Cela a eu pour effet de faire quasi mécaniquement baisser (de 7 % ) le résultat net pour la première fois depuis près de vingt ans, à 1,283 milliard de livres.

De son côté, Sainsbury, numéro trois des supermarchés outre-Manche, a annoncé des ventes supérieures aux attentes au deuxième trimestre de son exercice, grâce au succès de ses marques propres et à l’ouverture de magasins de proximité. La hausse à magasins comparables, hors carburants, s’affiche à 1,9 %.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 04/10/2012

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