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Distribution spécialisée : le plan du nouveau patron de Darty pour relancer l'enseigne

30.05.2013, source : Les Echos.fr

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Le nouveau directeur général va acter le recentrage sur la France. Il veut également miser sur le multicanal et améliorer l’expérience client.

C’est ce mardi matin, que Régis Schultz, directeur général de Darty depuis le 23 avril, dévoilera les grandes lignes de son plan d’action pour l’enseigne d’électrodomestique prise dans les turbulences à la fois de la baisse de certains de ses marchés et de la restructuration à la hache de son propriétaire, l’ex-Kesa, rebaptisé Darty depuis la cession de la branche anglaise Comet.

Réaffirmer l’identité de l’entreprise

Le transfuge de chez But va appliquer la feuille de route imposée par le fonds Knight Vinke, l’actionnaire principal, à Alan Parker, le président du conseil d’administration. Il va finaliser la cession ou les fermetures des filiales déficitaires italienne, espagnole et turque et, donc, graver dans le marbre le recentrage de l’enseigne sur son marché domestique français ainsi que la Belgique et les Pays-Bas. Il va également tirer toutes les conséquences de la fusion des directions générales du groupe et de Darty France en transférant le siège parisien du groupe à Bondy, en banlieue, dans les locaux de Darty France. « Nous restons cotés à Londres, mais, là-bas, notre siège se résume à cinq bureaux et deux salles de réunion », précise Régis Schultz dans un entretien aux « Echos » (lire ci-dessous). Comme pour signifier que désormais la gouvernance opérationnelle du groupe se situe bien de ce côté-ci du Channel…

Le nouveau patron de l’enseigne du Contrat de confiance compte d’ailleurs sur la réaffirmation de l’identité française de l’entreprise pour conforter la puissance publique dans sa volonté de lutter contre les avantages fiscaux dont bénéficie Amazon, le géant américain de l’e-commerce, qui opère en France depuis le Luxembourg.

Sur le plan commercial, Régis Schultz entend surtout améliorer l’expérience client en magasin, sans toucher au parc de points de vente ni revenir sur sa diversification dans la cuisine. En revanche, celui qui équipa les vendeurs de chez But de tablettes va développer les ventes « store to web » en donnant la possibilité de commander depuis le magasin des produits manquants ou d’extension de gamme. « Avec une politique de prix similaire dans les deux canaux », précise Régis Schultz.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 28/05/2013

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