Distribution : les enseignes de Casino accélèrent en France

2017-08-14T13:54:00+02:00

14.08.2017, 


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De Monoprix à Leader Price, les principaux réseaux sont dans le vert.

Casino a accéléré au deuxième trimestre. Les ventes du distributeur ont totalisé 9,3 milliards d’euros, enregistrant une croissance de 7,9 % en données publiées, également dopée par l’évolution favorable des taux de change. A changes constants, hors essence et effets calendaires, leur hausse atteint 3,3 %, après +3,1 % au premier trimestre.

Surtout, les ventes en France - dont le poids est devenu crucial depuis la cession des actifs asiatiques - ont progressé nettement plus qu’au premier trimestre, à +1,8 % à magasins comparables (contre +0,2 %). Monoprix poursuit sa remontée, avec une croissance, en comparable, de 3,6 %. Franprix, grâce à son nouveau concept Mandarine, est à +3,2 %, comme les Supermarchés Casino. Les hypermarchés Géant résistent avec des ventes plus que stables +0,8 %. Même Leader Price est dans le vert (à +5 %). Seuls les magasins de proximité baissent (-1,6 %) mais surtout en raison du passage en franchise de nombreux points de vente.

Forte croissance au Brésil

Au Brésil, les ventes de la filiale GPA, numéro un brésilien de la grande distribution, ont enregistré une croissance de 5,9 % en comparable, après +5,8 % au premier trimestre.

Antoine Giscard d’Estaing, le directeur financier du distributeur, a confirmé lors d’une conférence téléphonique l’objectif de faire progresser le résultat opérationnel courant (ROC) de Casino d’au moins 10 % cette année, à changes courants, et d’environ 15 % en France dans l’alimentaire. Il a indiqué que la cession de ViaVarejo, la filiale de produits électroniques de GPA, suivait son cours. Cette opération a été lancée en novembre 2016.

Malgré la forte bataille promotionnelle entre les enseignes en France, les analystes de Barclays estiment que les performances de Casino devraient encore rester largement soutenues par des éléments non opérationnels (dénouements et modifications de swaps de taux, cession d’actifs immobiliers, transferts ou fermetures de magasins déficitaires).

Philippe BERTRAND, Les Echos, le 17/07/2017

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