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Distribution : les enseignes acceptent la transparence sur leurs marges nettes

12.10.2011, source : Les Echos.fr

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La Fédération des entreprises du commerce et de la distribution s’affirme plutôt satisfaite de la discussion du projet Lefebvre sur la consommation à l’Assemblée. Mais l’organisation regrette que seules les enseignes soient contraintes de publier leurs marges nettes.

L’Assemblée nationale devrait voter aujourd’hui le projet de loi Lefebvre sur les droits des consommateurs.

Eclectique, le texte qui s’est enrichi de plus de 250 amendements traite des sujets aussi variés que l’encadrement des SMS surtaxés ou les droits des locataires (voir « Les Echos » des 28 septembre et 3 octobre). Mais il concernait également la grande distribution dont les représentants s’affichent aujourd’hui soulagés d’avoir évité le pire.

L’article sur les contrats d’affiliation entre magasins indépendants ou franchisés et leur tête de réseau pouvait avoir un impact sur les grands équilibres du secteur. « Un bon compromis a été trouvé », estime Jacques Creyssel, délégué général de la FCD (Fédération des entreprises du commerce et de la distribution). Ce dernier regrette, en revanche, que le texte, reprenant une proposition de Christian Estrosi, le maire de Nice, impose aux enseignes de communiquer leurs marges nettes à l’Observatoire des prix et des marges. « D’abord, nous étions prêts à le faire et, ensuite, nous ne comprenons pas que nous soyons les seuls à faire preuve d’autant de transparence. Cela jette une forme de suspicion sur nous, alors que les groupes agroalimentaires multinationaux ne publient pas leurs marges pour la France. » Autre regret : la non-adoption du fichier positif des détenteurs de crédit à la consommation : « Un sondage Ifop indique que 86 % des Français y sont favorables pour lutter contre le surendettement. »

En revanche, le délégué général de la FCD n’est pas vent debout contre la création de sanctions financières administratives en matière de consommation : « Nous serons vigilants pour que ces nouvelles sanctions ne se rajoutent pas à d’autres, mais, pour le reste, nous avons toujours été favorables à la dépénalisation. »

En réalité, pour les distributeurs, l’essentiel est que la discussion n’a pas rouvert le chantier de la loi de modernisation de l’économie (LME) qui régit leurs relations commerciales avec les industriels.


Philippe BERTRAND, Les Echos, 11/10/2011

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