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Distribution : Leclerc table sur 5 % de croissance en 2013 

15.02.2013, source : Les Echos.fr

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Leclerc a gagné 0,7 point de part de marché en 2012. Son chiffre d’affaires a progressé de 5,8 % en France à surface comparable.

Fort de ses bonnes performances 2012, les dirigeants de Leclerc ont confirmé hier leur espoir de dépasser Carrefour en 2015 en termes de part de marché alimentaire. Le réseau d’indépendants deviendrait ainsi le leader de la distribution française.

La tendance est, de fait, favorable. Leclerc a augmenté de 50 % son chiffre d’affaires en une décennie. L’enseigne a enregistré l’an passé un chiffre d’affaires de 34,8 milliards d’euros (hors carburant), en hausse de 7 %. En France, la progression à surface comparable s’établit à 5,8 %. Un niveau de performance que seuls les autres indépendants, Système U et Intermarché ont pu atteindre, alors que les groupes intégrés et cotés Carrefour et Casino ont perdu du terrain.

Avec un gain de part de marché de 0,7 point et un total de 18,6 %, Leclerc se rapproche de Carrefour, dont la part de marché est estimée, avec les petits magasins de proximité, à environ 21 %. Sans les supérettes, c’est-à-dire avec les seuls supers et hypermarchés, le total de l’actuel leader français s’établit, selon Kantar Worldpanel, à 18,9 %.

« Notre force, expliquait hier à Paris, lors de la conférence de presse, Pascal Carreras, adhérent à Vandoeuvre-lès-Nancy, c’est notre niveau de prix et le fait que celui-ci porte sur le fond de rayon et non pas sur les seules promotions. » Selon l’Opus de Nielsen, l’indice prix de Leclerc, sur une base 100 qui représente la moyenne des enseignes, est de 94,9. Et 95 % des magasins du réseau sont jugés les moins chers de leur zone de chalandise.

Les meilleurs tarifs d’achat

Autre indicateur de la santé de Leclerc : selon l’institut IRI, Leclerc a vendu en 2012 quelque 243 millions de produits alimentaires ou de produits de grande consommation supplémentaires. Contre seulement 78 millions pour l’ensemble du marché des supers et hypermarchés français… Une croissance en volume qui séduit les fournisseurs et permet à l’enseigne de continuer à négocier les meilleurs tarifs d’achat.

Malgré une conjoncture qu’il pressent difficile en 2013 ( « Il y aura moins de transferts sociaux, plus de chômage et beaucoup de reports d’achats »), Michel-Edouard Leclerc table sur une nouvelle croissance de 5 % cette année et un gain de 0,5 point de part de marché.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 13/02/2013

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