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Distribution : Leclerc se pose en vainqueur du jeu de la concurrence

21.01.2013, source : Les Echos.fr

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Le groupement coopératif Leclerc a progressé de 7 % en France en 2012 grâce à sa politique constante de prix bas.

Avec malice, Leclerc, qui en tant que groupe coopératif non coté n’est contraint par aucune règle de communication financière, a publié hier son chiffre d’affaires annuel, quelques heures seulement après Carrefour. Une façon de rappeler que l’an passé, c’est bien lui qui a mené le jeu de la concurrence dans l’Hexagone.

Dans son communiqué, Leclerc annonce une hausse de 7,5 % de son chiffre d’affaires avec carburant, à 43,7 milliards d’euros. En France, les ventes sont en hausse de 7 % hors carburant, à 32,3 milliards d’euros. A parc constant, c’est à dire à nombre de magasins comparables, la hausse s’établit, selon nos informations, à 5,8 %.

Mais la notion de parc constant intègre, comme le reconnaissait Michel-Edouard Leclerc lui-même début 2012, nombre d’agrandissements de magasins. Ainsi, des experts estiment qu’il faudrait recalculer la hausse en comparable à environ 3 % pour la comparer à celles de ses principaux concurrents. L’écart reste néanmoins sensible avec Carrefour et Casino dont les ventes globales en France n’ont progressé que de... 0,1 % pour le premier et ont baissé de 1,6 % pour le second.

Tous les réseaux indépendants progressent

« Ces résultats confirment le succès de la politique offensive de prix bas qui pérennise la position de E. Leclerc comme enseigne la moins chère avec un écart de 4,6 points par rapport à son concurrent le plus proche », affirme Leclerc dans son communiqué. « Ils s’inscrivent dans une progression continue du chiffre d’affaires de E. Leclerc sur les dix dernières années de 52 % hors carburant », poursuit le texte.

Selon nos informations, cette avancée se confirme en termes de parts de marché, Leclerc serait sur décembre à 19,3 points, contre 20,7 pour Carrefour. Leclerc aurait donc progressé de plus de 1 point en 2012. Une progression qui touche en réalité, à des degrés moindres, tous les réseaux indépendants comme Système U et Intermarché.

Chez Carrefour, on se console toutefois en expliquant que sans la défection des deux ex-franchisés Coop Atlantique et Altis, c’est-à-dire à périmètre comparable, le groupe serait en progression de 0,1 % sur la fin de l’année.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 18/01/2013

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