Distribution : Jean-Charles Naouri veut retirer Go Sport de la Bourse

15.09.2014, source : Les Echos.fr

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La société de Jean-Charles Naouri va lancer une OPA sur le capital de sa filiale. En difficultés récurrentes, l'enseigne de sport n'a pas brillé en Bourse.

Depuis Rallye, le holding portant ses participations dans la distribution, Jean-Charles Naouri prépare-t-il une opération d’envergure pour le Groupe Go Sport, le spécialiste de la vente d’articles de sport via les enseignes Go Sport et Courir ?

Lundi 8 septembre au soir, Rallye a en effet annoncé son intention de retirer Go Sport de la cote. « Rallye a informé Groupe Go Sport de son intention de déposer prochainement un projet d’offre publique d’achat simplifiée […] à un prix de 9,10 euros par action, suivi si les conditions sont réunies d’un retrait obligatoire », indique le communiqué publié. Pour ce faire, le conseil d’administration de Go Sport a mandaté le cabinet Farhouat en qualité d’expert indépendant chargé d’établir un rapport sur les conditions de l’offre.

Ce faisant, Rallye tire les conclusions d’un parcours boursier chaotique depuis l’introduction en 1992 et d’un cours tiré vers le bas (- 74 % sur les cinq dernières années) par les difficultés récurrentes de l’entreprise dont la capitalisation est inférieure à 50 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires qui, malgré une baisse de 5 % , s’établissait en 2013 à 642 millions. Le prix de 9,10 euros est une aubaine pour les porteurs, le titre ayant été suspendu au cours de 4,25 euros. Une aubaine aussi parce que, Rallye détenant directement ou indirectement 93,72 % du capital, la liquidité était quasi inexistante.

Ultime sauvetage

Officiellement, indique un porte-parole du groupe, il s’agit « de libérer les équipes des contraintes d’une société cotée pour les concentrer sur la relance de l’activité ». De fait, après de multiples changements de cap et de direction, Go Sport entreprend un ultime sauvetage sous la houlette de Jean-Paul Onillon, ancien dirigeant de Sport 2000 et par ailleurs patron de la centrale d’achats de Casino. Le retour aux basiques engagé permettra-t-il de gommer les pertes (18 millions de déficit opérationnel en 2013) ? Si tel n’est pas le cas, Jean-Charles Naouri disposerait avec l’offre de retrait de l’entière liberté de céder le groupe. Même si aujourd’hui, dit-on chez Rallye, « ce n’est absolument pas d’actualité.»

Philippe BERTRAND, Les Echos, le 10/09/2014

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