Distribution : Casino affiche ses voyants au vert malgré ses efforts sur les prix en France

07.08.2014, source : Les Echos.fr

imprimer

Les baisses de prix chez Géant et Leader Price ont pesé sur le résultat opérationnel courant sur six mois en France. Le ROC a baissé de 18,9 % dans l’Hexagone mais ressort au total en hausse de 13,3 %.

Au sortir du Tour de France , c’est d’étapes dont a parlé Jean-Charles Naouri, le PDG de Casino, en commentant fin juillet les résultats semestriels du groupe, publiés avant Bourse.

A propos de Géant Casino, d’abord, l’enseigne d’hypermarchés qui, pour ne peser qu’environ 10 % des ventes totales, n’en constituait pas moins ces dernières années le point noir du distributeur français dans l’Hexagone. Conformément au plan de route qui avait été « vendu » aux marchés il y a maintenant un an et demi, Géant a franchi avec succès trois de ses quatre étapes : la hausse des volumes pour la première, l’augmentation du nombre de clients pour la deuxième, la croissance du chiffre d’affaires pour la troisième. Celle-ci a été de 3 % (hors effet calendaire) au deuxième trimestre de 2014. Reste à franchir la quatrième, à savoir l’amélioration de la rentabilité. A la question d’un analyste, Jean-Charles Naouri n’a guère laissé planer de doute sur un nouveau succès : « Nous l’attendons de façon imminente », lui a-t-il répondu.

A propos de Cnova, ensuite, le pôle e-commerce du groupe promis à une cotation en Bourse aux Etats-Unis. Sur cette course de fond, engagée en 1999 par la prise de participation dans Cdiscount, qui n’était alors qu’un petit site marchand français, l’étape la plus récente a été franchie le 24 juillet par l’apport à la société nouvellement créée des entités concernées, à savoir les activités de vente en ligne en France, au Brésil, en Colombie et en Asie. Sur les étapes à venir, le PDG de Casino s’est montré nettement moins disert, se retranchant derrière la très stricte réglementation américaine en matière de communication financière.Tout juste a-t-il présenté le directeur financier de Cnova, Jean-Jacques Charhon, et son secrétaire général, David Mossé , et précisé que l’Ebit (résultat d’exploitation) du nouvel ensemble est positif.

« Acteur rationnel »

Une autre course dans laquelle était engagé le groupe est elle achevée : sa ligne d’arrivée était le rachat des actifs de Dia en France. Dans la dernière étape, Casino a calé face à la surenchère de Carrefour, amenant ce commentaire de Jean-Charles Naouri : « Nous étions candidats au rachat de Dia France, notre prix n’était semble-t-il pas suffisant et nous sommes un acteur rationnel. Dia n’était pas un “must have” ». Pas question pour autant de relâcher les efforts sur les enseignes discount : en France où, après Géant, Leader Price, présenté par le distributeur comme « l’enseigne la moins chère du marché selon un panéliste indépendant », a franchi au deuxième trimestre l’étape du redressement de son trafic client ; à l’international, grâce à une expansion soutenue.

Quant aux troisième et quatrième trimestres, les deux prochaines étapes pour boucler l’exercice 2014, le groupe Casino les anticipe sans appréhension, confirmant ses objectifs pour l’année d’« un retour à la croissance positive du chiffre d’affaires en France, la poursuite d’une forte croissance à l’international, une nouvelle progression organique du ROC et la poursuite de l’amélioration de la structure financière ». Tout ceci sans préjuger bien sûr d’une éventuelle cotation de Cnova d’ici là.

Antoine BOUDET, les Echos, le 29/07/2014

 

Dernières actualités