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Distribution : brillant au Brésil, Casino reste obligé de baisser ses prix en France

17.01.2014, source : Les Echos.fr

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En France, la pression concurrentielle pèse sur le chiffre d’affaires du distributeur Casino.

Casino peut se féliciter d’avoir consolidé pour la première fois l’an passé 100 % de sa filiale brésilienne. En effet, grâce à une progression des ventes au Brésil de 14 % , hors effet de change, le chiffre d’affaires du groupe de distribution a progressé de 15,9 %, à 48,6 milliards d’euros. A périmètre constant, la hausse est de 5,7 %. En France, l’activité progresse de 5,7 % également au total, à 19,5 milliards, mais grâce, cette fois, à l’intégration de Monoprix. Sans cet effet de périmètre, les ventes ont baissé de 3,9 %.

Selon le directeur financier, Antoine Giscard d’Estaing, qui juge néanmoins la performance globale de l’entreprise « très bonne », la situation s’améliore cependant dans l’Hexagone de façon séquentielle au vu du dernier trimestre : la baisse de l’activité (hors essence et effet calendaire) s’est réduite au cours de cette période à - 1,4 %, contre - 3,6 % au cours des trois mois précédents.

Amélioration des volumes de ventes

La baisse des prix engagée sous l’effet de la concurrence de Leclerc et Carrefour a pénalisé le chiffre d’affaires. Mais le distributeur note une nette amélioration en volume pour les hypermarchés Géant : les produits de grande consommation et de frais industriel ont grimpé de 8,1 %. Le trafic en magasin a également progressé.

Reste qu’en données comparables, c’est-à-dire à nombre de magasins constant, sur les cinq enseignes du groupe exploitées en France, toutes étaient encore en négatif au cours du crucial quatrième trimestre.

Si l’amélioration est réelle pour les hypers Géant (- 2 % ) et les supers Casino (- 2,7 % ) qui avaient baissé de près de 5 % au trimestre précédent, pour Franprix, Leader Price et même Monoprix, on observe une dégradation des performances. Les ventes de Franprix ont diminué de 2,4 %, contre une baisse de 1,8 % les trois mois auparavant et celles de Leader Price ont chuté de 7,6 %, contre une diminution de 2,6 % au troisième trimestre. A l’évidence, Leader Price souffre comme tous les hard discounters implantés en France. Antoine Giscard d’Estaing a reconnu que l’heure était là aussi à la baisse des prix.

Parmi les autres activités, Big C, la filiale thaïlandaise a souffert de la conjoncture politique du pays (- 4,7 % en comparable, lors des trois derniers mois de l’année). En France, le cybermarchand Cdiscount continue lui de surperformer avec des ventes en croissance de 20 % en nombre de produits au quatrième trimestre.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 15/01/2014

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