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Développement : bon début pour la Société européenne d'hôtellerie

18.07.2011, source : Les Echos.fr

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Huit mois après sa création, la Société européenne d'hôtellerie (SEH) a amorcé sa montée en puissance. Le groupe hôtelier coopératif, constitué en novembre 2010 avec la fusion entre, d'une part, les réseaux P'tit Dej-Hotel (1 et 2 étoiles, 34 établissements), Inter-Hotel (2 et 3 étoiles, 291 hôtels), Qualys-Hotel (3 et 4 étoiles, 9 unités) et, d'autre part, Relais du Silence (3 à 5 étoiles, 210 hôtels), multiplie en effet les synergies.


Le nouvel ensemble, l'un des principaux opérateurs hôteliers français avec un total de quelque 19 000 chambres, dispose déjà d'un centre d'appels commun, en attendant une même centrale de réservation, annoncée pour la fin septembre. En outre, les hôteliers sous enseigne Relais du Silence ont désormais accès à la centrale de référencement des autres réseaux, mais aussi à leur programme de fidélisation. De même, alors que leur clientèle est plutôt « loisirs », ils peuvent profiter d'un portefeuille de comptes entreprises dépassant les 350, une base précieuse pour développer une activité séminaires. Cette base, qui comprend, entre autres, La Poste, la SNCF, Sodexo, Areva ou les Caisses d'Epargne, s'est étoffée depuis le début de l'année avec, notamment, Bouygues Construction, Nike France ou Dassault Aviation.


Développement vers l'Europe

Par ailleurs, le développement de la SEH va bon train. L'objectif des 40 à 45 recrutements visé en 2011 est ainsi, à ce stade, en voie de dépassement. D'une manière générale, il est prévu, entre autres, d'améliorer la couverture d'Inter-Hotel dans l'Est de la France et sur Paris, et celle de Relais du Silence dans le bassin parisien et le Nord.


Autre axe stratégique : l'européanisation en s'appuyant sur les pays où Relais du Silence est déjà implanté (Allemagne, Andorre, Autriche, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, et Suisse). L'objectif est de doubler la part du parc hors de France d'ici à 2016, en la portant à 30 % . Pour ce faire, des rapprochements avec des acteurs locaux ne sont pas écartés, en parallèle aux adhésions individuelles.


CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos, le 15.07.2011

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