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Darty, symbole de la déprime des magasins d'électronique

20.11.2012, source : Les Echos.fr

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Son chiffre d’affaires a reculé de 3,9 % au cours des six derniers mois. Les ventes sur Internet progressent de 10 %, mais la marge brute perd 1 point.

La baisse s’accentue pour Darty, le distributeur spécialisé dans l’électrodomestique et essentiellement présent en France depuis la cession de sa filiale anglaise Comet. Alors qu’il y a trois mois, les ventes globales de l’ex-Kesa progressaient légèrement, elles ont plongé sur la période de six mois s’achevant le 31 octobre 2012, avec un chiffre d’affaire , publié hier, est en baisse de 2,2 %. Une piètre performance due à l’Italie où 5 magasins ont été fermés, mais, surtout, à la France, où les ventes régressent de 3,9 %. « La croissance observée pour les produits blancs [électroménager, NDLR] et les produits multimédias [notamment les tablettes, NDLR] a été plus qu’éclipsée par le marché très faible des produit de vision [la télévision, NDLR] », indique le communiqué. « Nous avons, néanmoins, conservé nos parts de marché », souligne le président Alan Parker qui constate « une forte croissance des ventes en ligne ». De fait, le site marchand est le garrot qui freine l’hémorragie des ventes. Son activité a progressé de plus de 10 %, représentant désormais 13 % du chiffre d’affaires dans l’Hexagone. Mais la réaction des spécialistes à l’expansion des e-commerçants comme Amazon ou Cdiscount a un coût. « Dans un environnement concurrentiel déjà très intense, le e-commerce met une pression supplémentaire sur les prix », explique Vincent Gusdorf, spécialiste de la distribution chez Standard & Poor’s.

La Fnac aussi

Dans son communiqué, Darty évoque, lui, « un alignement constant des prix ». Conséquence directe : une baisse de 0,5 point de la marge brute de l’enseigne en France et de 1 point sur l’ensemble du groupe. Pour survivre, la Fnac livre aussi la bataille des prix sur le Web. La filiale de PPR réalise désormais près de 15 % de ses ventes sur son site marchand, mais au premier semestre 2012, son résultat opérationnel s’est traduit par une perte de 7,5 millions d’euros.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 15/11/2012

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