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Dans les services informatiques, le retour à la croissance est attendu dès l'année prochaine

09.11.2009, source : Les Echos.fr

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Après une année affectée par la baisse des investissements des entreprises, l'année 2010 devrait être marquée par une reprise de l'activité dans les logiciels et services informatiques. Avec, néanmoins, d'importantes différences d'un secteur d'activité à l'autre, les revenus de la maintenance se portant mieux que les ventes ou le conseil.
Après avoir vécu un millésime difficile en 2009, sur fond de réduction des investissements des entreprises, le secteur des logiciels et services devrait renouer avec la croissance dès l'an prochain. Selon le baromètre semestriel dressé par Syntec informatique, la chambre syndicale de la profession, le marché français devrait en effet accuser un recul de son chiffre d'affaires de l'ordre de 2 % à 3 % en 2009, après avoir connu quatre années consécutives à plus de 5 % de hausse. « L'investissement a fortement marqué le pas, avec une baisse de 7 % au cours d'une année qui a été particulièrement difficile sur le plan économique », souligne ainsi Jean Mounet, président de Syntec informatique.
La situation des différentes activités de la profession est cependant fortement contrastée, de même que les différents secteurs d'activité des clients des SSII et des éditeurs de logiciels. Ainsi, le secteur du conseil et des services informatiques, qui représente de l'ordre de 24 milliards d'euros de chiffre d'affaires dans l'Hexagone, devrait décroître de 2,5 % globalement. Un repli limité grâce à la bonne tenue de l'infogérance (entre + 2,5 % et + 4 % ) qui compense le net recul du conseil et de l'assistance technique (- 6 % ).
Dans le secteur des logiciels, qui génère, quant à lui, un revenu global d'environ 12 milliards d'euros, la décroissance est également attendue à 2,5 % cette année, avec un net recul des ventes de licences mais une hausse des revenus de maintenance. Enfin, dans le conseil en technologies, une activité qui représente environ 6 milliards d'euros, la situation reste très difficile, notamment dans le domaine de la R&D externalisée : le Syntec s'attend dans ce métier à une chute de 6 % en 2009.


L'indice de confiance remonte

La disparité est également de mise du côté des grands secteurs d'activité des entreprises, avec les difficultés de l'industrie, notamment dans l'automobile, mais une assez bonne tenue des secteurs de l'énergie, des services aux collectivités et du secteur public. « Le marché français a globalement bien résisté par rapport aux autres grands marchés européens », souligne par ailleurs le patron de Syntec en évoquant notamment la situation des Pays-Bas, de l'Espagne et de l'Italie, marchés particulièrement sinistrés, à l'inverse des pays anglo-saxons. Pour 2010, la chambre professionnelle se montre « volontairement prudente »en raison des incertitudes macroéconomiques qui subsistent. « La crise économique est encore loin d'être réglée », note Jean Mounet, en se félicitant toutefois de la remontée de l'indice de confiance des dirigeants du secteur : ces derniers estiment que l'activité a « touché le fond » et ne peut que repartir. Syntec table ainsi sur une reprise de la croissance dès 2010 avec une hausse comprise entre 0 % et 2 %. Le premier semestre devrait s'inscrire dans la continuité de 2009, alors que la seconde moitié de l'année devrait être marquée par une croissance plus significative.

REGIS MARTI, Les Echos le 09/11/09
 

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