Les secteurs

Culture & loisirs : excellente fin d'année pour les professionnels du jouet

22.01.2012, source : Les Echos.fr

imprimer

Le marché du jouet a progressé de 5 % l’an dernier, à 3,2 milliards d’euros. Tout s’est joué dans les dernières semaines de décembre. Malgré la crise, les parents ont gâté leurs enfants. La France conserve son deuxième rang en Europe.

Le père Noël a bien rempli sa hotte en 2011 à la grande satisfaction des fabricants de jouets. Malgré la crise, les enfants ont de nouveau été gâtés. Les ventes du secteur ont ainsi progressé de 5 % l’an dernier, à 3,2 milliards d’euros, selon le cabinet NPD. La hausse est ramenée à 1 % en volume. « C’est une croissance un peu inespérée dans ce contexte, même si on attendait une bonne tenue du marché, reconnaît Pierre Laura, le président de la Fédération du jouet. Les parents ont voulu oublier les difficultés en faisant plaisir à leurs enfants. »

Tout s’est joué juste avant Noël. Après neuf mois de hausse, les ventes ont soudain reculé de 4 % en novembre. Vent d’inquiétude sur la profession. « Certains distributeurs se sont demandé s’ils allaient annuler des commandes », rapporte Bruno Bérard, le patron de Playmobil. Mais, finalement, l’activité a rebondi de 9 % en décembre. « Les deux dernières semaines ont représenté à elles seules 15,4 % du chiffre d’affaires total de 2011, souligne Frédérique Tutt, analyste chez NPD EuroToys. Il y a eu un effet calendrier, avec un samedi de plus pour les achats. »

Et même si les Français comparent de plus en plus les prix, ils ne se sont pas tournés vers des jouets moins chers. « Les produits de moins de 10 euros sont en recul de 2 %, tandis que ceux supérieurs à 35 euros progressent de 7 %, poursuit la spécialiste. Or ces derniers pèsent un quart du marché. » La quête de la bonne affaire a favorisé Internet, en progression de 70 % . Sa part est passée de 7 % à 11 % en un an.

Globalement, il s’agit de la troisième année de croissance du marché dans l’Hexagone. Une excellente forme alimentée par le taux de natalité, le plus fort en Europe, une dynamique de l’offre et de la distribution, avec de nombreuses ouvertures de magasins. Au niveau européen, la France est demeurée le deuxième marché et l’écart avec le premier, la Grande-Bretagne, s’est resserré.


Le succès des toupies Beyblade

Les toupies Beyblade de Hasbro ont fait la course en tête, avec près de 4,5 millions d’unités vendues. « En un an, nous avons quadruplé les volumes et le chiffre d’affaires », se réjouit Pierre Laura, le patron de Hasbro en France. L’américain a fait monter en gamme ses toupies, avec la Beyblade radiocommandée proposée 35 euros, contre 10 euros pour les autres.


Les Cars de Mattel sont aussi bien placés, relancés cet été par un film d’animation.

Enfin, Playmobil a réussi à placer 3 jouets parmi les 10 premiers. Une position qui lui sera disputée cette année. Le groupe allemand va faire face à l’arrivée de Lego sur le marché des filles. « Nous avons une même exigence chaque année, pas plus en 2012, répond Bruno Bérard. Notre offre pour les filles va être renforcée avec des produits à collectionner et le retour de thèmes qui leur sont chers comme le Palais de princesse. »

Pour 2012, NPD mise sur une nouvelle hausse du marché, mais moins forte qu’en 2011. De quoi donner le sourire aux professionnels qui se retrouvent à partir de dimanche à Paris pour le Salon du jouet.


Dominique CHAPUIS, Les Echos, 19/01/2012

Dernières actualités