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Culture et loisirs : les petites librairies de plus en plus inquiètes

11.10.2012, source : Les Echos.fr

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Ces points de vente réservés aux professionnels permettent aux plus petites librairies indépendantes de s'informer des nouveautés mais surtout de se réapprovisionner rapidement.

Déjà préoccupés par la conjoncture économique, les plus petits des libraires indépendants ont depuis quelques semaines un autre sujet d'inquiétude : la fermeture annoncée de plusieurs salles de ventes régionales par les distributeurs de livres. Interforum, filiale du groupe Editis, ainsi que Livre Diffusion (filiale commune de Gallimard-Flammarion et La Martinière), ont en effet décidé de fermer certaines de ces  « librairies des libraires   ». Il s'agit de points de ventes réservés aux professionnels, dans lesquels les petites librairies viennent s'informer des nouveautés, et surtout se réapprovisionner facilement en cas de commande d'un client.

Salles de ventes supprimées

Pour des raisons économiques, Editis a supprimé ses salles de ventes de Bordeaux et Nantes pour ne conserver (hors région parisienne) que celles de Lyon, Marseille et Toulouse. Livre Diffusion veut de son côté se recentrer sur Ivry et arrêter ses deux salles régionales (Lyon et Nantes).

 « Ces lieux jouent un rôle de proximité précieux auprès des petites librairies   », insiste Guillaume Husson, délégué général du Syndicat de la librairie française. (SLF).  « Or les librairies qui réalisent moins de 300.000 euros de chiffre d'affaires représentent plus du quart des revenus de la librairie indépendante.   »

Le SLF, mais aussi plusieurs associations de librairies régionales, ont tiré la sonnette d'alarme ces dernières semaines. Ils s'étonnent de l'absence de toute concertation préalables craignant surtout une détérioration du service assuré à leurs clients.  «  A l'heure d'Internet il est essentiel de pouvoir garantir la livraison de commandes en moins de 48 heures   », insiste Guillaume Husson.  «  Le groupe Hachette a, lui, renforcé ses plate-formes régionales et promet de livrer ses réassorts en 48 heures    ».

Pour le moment, les distributeurs ont entamé les processus de consultations de leurs représentants du personnel. Mais les libraires espèrent bien que, si ces fermetures sont confirmées, le dialogue s'ouvrira sur des solutions alternatives, permettant un réapprovisionnement rapide.

Anne FEITZ, Les Echos, 05/10/2012

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