Création d'entreprise : les seniors ont la fibre entrepreneuriale

14.08.2014, source : Les Echos.fr

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Impatients d’être à la retraite, les actifs de plus de 45 ans ? Loin de là. Deux millions se disent même séduits par l’entrepreneuriat.

Non, les entrepreneurs ne sont pas que de jeunes diplômés tout feu tout flamme ou des cadres quadragénaires désireux de concrétiser une idée qui les titillent ! Selon l’Insee, sur 17 millions de seniors (45-64 ans), 2 millions seraient désireux de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale. Et 88 000 passent à l’acte chaque année.

Des profils variés

Autre lieu commun qui a la vie dure, les seniors qui lancent leur boîte le ferait pour créer leur propre emploi. En réalité, seuls 24 % sont chômeurs, selon les chiffres de l’APCE. Les autres ? 26 % de salariés, 19 % de chefs d’entreprise et 22 % de retraités.

Leurs motivations ? La nécessité de gagner leur vie, certes. Mais pas uniquement. Ils sont également animés par la volonté de conserver leur statut social et de rester indépendants, actifs. « On note que les motivations ne sont pas les même chez les trentenaires ou quadragénaires que chez les seniors. Les premiers cherchent souvent à échapper à la hiérarchie. Les seconds ont une vision plus hédoniste. Ils veulent exercer un nouveau métier ou exercer la même profession mais conformément aux valeurs qui les animent », assure Karine Lair, directrice du développement et de la stratégie du cabinet Var conseil RH.


Atouts et faiblesses

Les porteurs de projets de plus de 60 ans ont indubitablement une longueur d’avance sur les juniors. D’abord, ils bénéficient d’un réseau de clients, fournisseurs et éventuellement de contacts chez des investisseurs qui pourront leur donner un coup de pouce financier – sauf, évidemment, s’ils sortent d’une période de chômage de longue durée qui les a isolés.

Outre les relations professionnelles, les seniors ont acquis, au fil des ans, une connaissance de leur secteur d’activité et un savoir-faire sur lequel ils pourront capitaliser. Ceci dit, un salarié, s’il se lance en solo, devra élargir l’éventail de ses compétences en s’initiant, en fonction de son profil, au management, à la gestion ou à la relation-client. Il devra également apprendre à travailler seul sans avoir l’assurance de toucher un revenu en fin de mois.

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