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Coopérative automobile : Point S frappe un grand coup aux Etats-Unis

09.11.2011, source : Les Echos.fr

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Créé voici quarante ans en France, Point S va franchir l’Atlantique pour la première fois de son histoire. L’enseigne d’entretien automobile, qui compte désormais environ 2.000 points de vente en Europe, dont 430 en France, vient de signer un contrat de « master franchise » avec la chaîne américaine spécialisée Independant Tire Dealers Group (ITDG), qui va rejoindre son réseau international.

Cette dernière, à la tête de 350 points de vente détenus par 120 entrepreneurs indépendants et répartis dans 27 Etats américains, « n’avait pas su développer en interne un concept harmonisé comme le nôtre », explique aux « Echos » Christophe Rollet, directeur général de Point S Development : « Ses membres se sont surtout organisés sur les achats, mais comptaient toujours plusieurs enseignes, et cherchaient donc la possibilité de se réunir. »

Dans un délai de trois ans, tous les points de service d’ITDG doivent donc adopter par tiers le logo Point S, avec des obligations supplémentaires à respecter sur l’essor géographique dans de nouveaux Etats. Pour Point S, cette diversification géographique pourrait jouer un rôle de tremplin dans d’autres pays.

ITDG, essentiellement axé comme Point S sur la rechange de pneus, réalise un chiffre d’affaires annuel de 900 millions de dollars, contre 1,6 milliard d’euros pour son nouveau tuteur européen.


Une formule originale

Depuis 2005, Point S, essentiellement présent en France et en Allemagne, a donné un coup d’accélérateur à son développement, en se renforçant notamment en Grande-Bretagne, aux Pays-Bas ou en Turquie. Par rapport à d’autres enseignes comme Speedy, Midas ou Feu Vert, son originalité est l’indépendance, et son statut mi-coopérative, mi-franchise : « Point S appartient aux adhérents de chaque pays », précise Christophe Rollet.


En France, où le réseau réalise une marge moyenne de 5 %, le pneumatique représente encore 80 % des ventes, contre 20 % pour tous ses autres métiers (freinage, suspension, vidange, révision, etc.). Mais, comme tous ses concurrents, Christophe Rollet souhaite développer cette seconde activité, pour être moins exposé à la guerre des prix dans les pneus.


Denis FAINSILBER, Les Echos, 07/11/2011

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