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Conjoncture : la situation s'aggrave dans le logement neuf

01.12.2012, source : Les Echos.fr

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Les chiffres du troisième trimestre confirment l’effondrement des ventes. La forte baisse des mises en chantier ne laisse pas entrevoir de rebond.

La cause est entendue, l’année 2012 figurera parmi les plus mauvaises pour le secteur du logement neuf depuis près de vingt ans. Avant même la publication, hier, par le ministère du Logement, des chiffres de ventes et de mises en chantier au troisième trimestre, professionnels et experts faisaient référence à l’annus horribilis de 2008, en pleine crise des « subprimes ».

Au vu de l’aggravation de la situation, la question est désormais de savoir jusqu’où les chiffres tomberont et quand y aura-t-il un rebond ? Car l’avenir s’assombrit encore pour le secteur, avec une chute de près de 25 % (24,9 % précisément) des ventes de logements neufs par les promoteurs au troisième trimestre par rapport à la même période un an plus tôt, soit 20.500 ventes.

Les perspectives restent sombres

A l’inquiétude des acheteurs potentiels sur l’évolution de la conjoncture économique et celle de leur situation personnelle, s’ajoute l’espoir de voir s’enclencher une baisse des prix, conséquence attendue de la mévente. Or, le paradoxe est que les prix ne fléchissent pas malgré cette crise. Le prix moyen du mètre carré pour les logements en immeubles collectifs a même progressé de 0,9 % au troisième trimestre par rapport à un an plus tôt, selon le ministère. L’autre indicateur majeur de l’état de santé du secteur, celui des mises en chantier, ne peut qu’alimenter un peu plus le pessimisme ambiant. Les mises en chantier de logements neufs, aussi bien privés que sociaux, ont également enregistré une chute brutale, avec un repli de 21 % par rapport à la même période de 2011, à 69.001 entre août et octobre 2012. Et les perspectives restent sombres puisque, sur la période considérée, le nombre de permis de construire déposés a marqué un recul de 6,9 %.

En clair et malgré l’abandon de l’avantageux dispositif fiscal « Scellier » à la fin de l’année, le quatrième trimestre devrait enregistrer une forte baisse par rapport à celui de l’an dernier. Les investisseurs s’étaient alors précipités pour acheter des logements destinés à la location.

Antoine BOUDET, Les Echos, 28/11/2012

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