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Confection : La Fée Maraboutée reprise par Dzeta Conseil

14.12.2010, source : Les Echos.fr

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Le fonds de l'ancien président-directeur général de Cegelec, qui réalise sa troisième acquisition par LBO en cinq mois, entend développer l'activité export de l'entreprise.


Le fonds d'investissement français Dzeta Conseil, créé par l'ancien président-directeur général de Cegelec, Claude Darmon, vient de prendre le contrôle de la totalité du capital de la société de prêt-à-porter féminin La Fée Maraboutée, de Roanne (Loire). Il s'agit du troisième rachat par LBO en cinq mois de Dzeta Conseil, après ceux de Stimulus (études et formation dans la gestion du stress et les risques psychosociaux), basé à Paris, en juillet, suivie deux mois plus tard de La Sommelière Internationale, qui revendique un quart du marché des caves à vin en France, situé près du Mans. Ces deux sociétés ont des prévisions de forte croissance sur 2010 qui devraient leur permettre de terminer l'année sur des chiffres d'affaires respectif de 5 et 28 millions d'euros.


Nouvelle équipe dirigeante

La cession de La Fée Maraboutée est intervenue à la faveur du départ en retraite d'un des propriétaires et dirigeant de cette PME créée en 1996 : Jean-Michel Calsat. En 2006, Naxicap Partners (Groupe Banque Populaire) avait pris 33 % du capital de cette griffe de prêt-à-porter de milieu de gamme, présentée comme « romantique-moderne, bohème, hippie-chic ». Le nouvel actionnaire conserve le styliste maison, Jean-Pierre Braillard, tandis que l'entreprise sera dirigée par Jean-Christophe Astruc, qui vient de la Compagnie des Petits, et par Thierry Perusat, qui a officié jusqu'à fin septembre 2009 comme directeur commercial chez Rodier puis chez Weill.


Claude Darmon a déclaré vouloir « accélérer le développement à l'export [Ndlr : plus d'un tiers des 33 millions d'euros de chiffre d'affaires de 2010], dans certains pays européens et en Asie. Mais aussi augmenter la part du retail avec de nouvelles affiliations ou franchises. On en est aujourd'hui à une trentaine pour 1.700 revendeurs multimarques ». L'entreprise ligérienne, dont les articles sont majoritairement fabriqués en Italie et au Portugal, veut « aussi miser plus sur [notre] marque Lolita, qui habille les jeunes filles, et sur les accessoires vestimentaires », ajoute Claude Darmon.


DENIS MEYNARD, Les Echos, 10.12.2010
CORRESPONDANT À SAINT-ETIENNE

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