Classement business : la France regagne des places

02.11.2014, source : Les Echos.fr

imprimer

L’Hexagone a gagné sept places dans le classement de la Banque mondiale des pays où il est le plus facile de faire des affaires.

A l’heure du « french bashing », le classement annuel de la Banque mondiale sur les pays où il est le plus facile de réaliser des affaires ( « doing business ») devrait redonner un peu le sourire au gouvernement. En une année, l’Hexagone est passé de la 38e place à la 31e pour se rapprocher du Japon (29e) ou encore des Pays-Bas (27es). Certes, la comparaison par rapport à l’année précédente est moins aisée puisque la méthodologie de l’enquête a changé. « Après dix ans d’étude, grâce aux conseils d’un panel d’experts, nous avons décidé d’améliorer la qualité de 8 indicateurs sur 10. Le processus va s’étaler sur deux ans », témoigne Santiago Croci, l’un des auteurs du rapport.

Changement de méthode

Cette année, outre un changement de méthode dans le classement des 189 pays - ceux-ci sont désormais évalués par rapport aux meilleures pratiques dans le monde -, l’analyse de la résolution des faillites d’entreprise a été affinée. Et pour chaque pays de plus de 100 millions d’habitants, deux villes sont désormais prises en compte. Si la France a fait un bond, elle le doit en partie à ce changement méthodologique. En particulier, l’Hexagone, avec l’Irlande, est répertorié comme étant le pays ayant les meilleures pratiques en matière de commerce international. Deux documents seulement sont requis pour exporter ou importer alors que dans d’autres pays le nombre peut dépasser la dizaine. Mais, « la France a aussi amélioré sa position grâce à l’adoption, en septembre 2013, d’une réforme ayant réduit le temps d’enregistrement de la création d’une entreprise auprès du Centre de formalités des entreprises », explique Santiago Croci. D’où sa remontée dans le classement, toujours dominé par Singapour.

Néanmoins, à la Banque mondiale, on observe que l’élan réformateur est général. Sur les 189 pays analysés, 123 d’entre eux ont entrepris 260 réformes améliorant l’environnement des affaires. « La France, si elle reste bien classée, n’est pas parmi les plus actifs », avertit Santiago Croci. En Europe, des pays comme l’Irlande, la Grèce ou l’Espagne sont plus dynamiques. L’Irlande est déjà devant la France. L’Espagne (33e) la talonne. Les efforts doivent être poursuivis, en particulier en matière d’enregistrement de la propriété, où la France n’occupe que le 126e rang sur ce seul critère, ou bien en matière de fiscalité des entreprises, où elle est classée à la 95e place.

Richard HIAULT, Les Echos, le 29/10/2014

Dernières actualités