Business : le mariage, un marché de 5 milliards d'euros

10.10.2014, source : Les Echos.fr

imprimer

En 2013, 238.000 couples ont convolé dont 7.000 du même sexe. Lumière sur le business du mariage.

Grand-messes cherchent futurs mariés. Avec l’automne refleurissent aux quatre coins de France les Salons du mariage. Rien qu’à Paris (75), trois grands Salons se succèdent entre le 28 septembre et le 12 octobre. A raison de 15.000 visiteurs, c’est la quasi-certitude pour les 150 à 180 exposants présents de conclure des affaires fructueuses dans les mois à venir. Car le marché du mariage (5 milliards d’euros en 2013) semble résister à tout. En 2013, 238.000 couples ont convolé dont 7.000 du même sexe. Sans compter les 150.000 pacs. Cet engouement pour le mariage se mesure notamment à l’aune de l’effort financier consenti : 14 000 euros en moyenne, un chiffre stable, selon une étude du cabinet Xerfi. Le fruit, parfois, d’un ou de deux ans d’économies pour des couples souvent déjà trentenaires et actifs. Sur le terrain, les professionnels remarquent malgré quelques légers indices de la crise, comme l’essor du « do it yourself », la baisse du nombre d’invités dans les cérémonies ou le recours accru aux petits artisans ou aux « pure players » réputés moins chers. « On nous commande de plus en plus d’alliances, ce qui montre que le mariage est à la mode. En revanche, le budget moyen des bijoux baisse. Il est passé de 2.200 à 2.000 euros pour les bagues de fiançailles », note ainsi Pauline Laigneau, à la tête de Gemmyo, une jeune et prospère entreprise de joaillerie en ligne, qui affiche deux ans après sa naissance, 3 millions d’euros de chiffre d’affaires, pour 13 salariés.

En position dominante

Une conjonction de phénomènes qui fait parfois les affaires des PME et des TPE du secteur. « C’est un marché dans lequel on trouve beaucoup d’entreprises de petites tailles », confirme Anne Césard, auteur de l’étude de Xerfi. « D’une part, il est très régional, d’autre part, le régime d’autoentrepreneur a changé la donne et fait émergé de nouvelles professions, comme celle de "wedding planner", dans lequel il est facile de s’installer, car il n’y a pas de barrières. » Le marché le plus concurrentiel est sans doute celui des robes, sur lequel se positionnent des enseignes nationales, comme Hervé Mariage et Pronuptia, mais aussi de petits créateurs. Un marché estimé par Xerfi à 190 millions d’euros. Dans d’autres secteurs, comme celui des opérateurs de listes de mariage - un marché estimé à 400 millions d’euros par Xerfi -, les grands magasins sont en position dominante. Aiguillonnés, là aussi, par les entrepreneurs du Web.

Laurence ALBERT, Les Echos, le 02/10/2014

Dernières actualités