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Buffalo Grill cherche à assurer la transparence sur les temps de travail

08.12.2009, source : Les Echos.fr

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Le groupe de restauration met en place des badgeuses dans ses 225 succursales afin d'avoir une transparence sur les temps de travail. Par ailleurs, il table sur un chiffre d'affaires stable à périmètre comparable pour 2009.

Alors que la rénovation sociale du secteur de la restauration est au coeur des discussions en cours entre patronat et syndicats de salariés, Buffalo Grill prépare une initiative, observée avec attention par ses concurrents. Le numéro un français de la restauration à thème sur le segment viande-grill va en effet mettre en place d'ici à avril prochain des pointeuses-bagdeuses dans ses 225 établissements en succursale, l'enseigne réunissant 325 restaurants avec les franchisés. Objectif : mesurer précisément le temps de travail des salariés, dans un souci de modernisation sociale. « Le temps de travail sera totalement transparent, ce qui sera une bonne chose pour tout le monde. Les salariés, qui mangent dans les restaurants, devront à ce titre badger. Par ailleurs, il n'y aura plus d'ambiguïté possible en terme d'heures supplémentaires. Et même les responsables de nos établissements devront badger », explique aux « Echos » le président du directoire, Jean-François Sautereau, avant de rappeler que le recours aux pointeuses est en vigueur de longue date chez McDonald's et Quick (respectivement depuis 1994 et 1999), confrontés, il est vrai, à la gestion d'une multitude d'employés à temps partiel.

Sur le plan technique, le dispositif est prêt.

Le parc concerné est équipé, et des tests sur une quarantaine de restaurants, répartis sur tout le territoire, auront lieu à partir du 14 décembre. Dans la foulée, le système sera mis en service d'ici à la fin mars dans les succursales, qui représentent 5.000 salariés. Quant aux franchisés Buffalo Grill, il leur est proposé de recourir à la solution « maison », sachant que certains d'entre eux ont déjà leur propre système.


Volet social du « contrat d'avenir »

Pour le spécialiste du « steak house », la mise en place des badgeuses constitue une initiative supplémentaire dans le cadre du volet social du « contrat d'avenir » dans la restauration, qui accompagne la baisse de la TVA au service à table. Pour mémoire, la société, à l'instar d'autres grands opérateurs - comme Courtepaille, Léon de Bruxelles, ou El Rancho -, a revalorisé sa grille salariale dès le 1er juillet. Elle a également instauré, à compter du 21 septembre, une prime de transport de 200 euros par mois. En parallèle, l'accès au capital de l'ensemble des responsables d'établissement est sur le point de se finaliser ; l'encadrement en détiendra 4 % environ.

Par ailleurs, concernant le volet baisse des prix du « contrat d'avenir », Jean-François Sautereau souligne que l'effet volume, lié au regain de fréquentation, commence à équilibrer une perte mécanique de chiffre d'affaires. Au bout du compte, le chiffre d'affaires de l'enseigne serait stable à périmètre comparable en 2009.


CHRISTOPHE PALIERSE, Les Echos, le 08/12/2009

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