Bricolage : les ventes de Castorama repartent à la baisse

04.12.2014, source : Les Echos.fr

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Le chiffre d’affaires de Kingfisher (Castorama) recule à cause de la France.

Le léger rebond du deuxième trimestre de l’exercice, clos le 2 août, n’aura été qu’un feu de paille. Pour les trois mois suivants, les deux enseignes de bricolage françaises du groupe britannique Kingfisher ont replongé dans le rouge. Castorama a vu ses ventes baisser de 3,4 %  en comparable et Brico Dépôt, plus discount et plus spécialisé dans le matériel de construction, chute de 4,6 %.

Si l’on ajoute à cette mauvaise tenue des ventes les effets de change défavorables à la livre sterling, la baisse totale du chiffre d’affaires en France atteint 9,3 % pour le troisième trimestre, à 1,06 milliard de livres. Conséquence directe : malgré la hausse de 4,8 % de l’activité de Kingfisher au Royaume-Uni et en Irlande (grâce à l’enseigne discount Screwfix), les ventes du groupe fléchissent de 3,6 %, à 2,8 milliards de livres.

« Le climat global dans notre plus grand et plus important marché, la France, a été particulièrement difficile et s’est détérioré au cours du trimestre en raison de l’affaiblissement de l’économie », indique dans le communiqué publié hier Ian Cheshire, le directeur général, qui sera remplacé le 8 décembre prochain par la Française Véronique Laury.

Certes. Mais pour son successeur, qui dirigeait auparavant Castorama, c’est un vrai défi qu’il va falloir relever. Les conditions de marché ne suffisent plus, en effet, à expliquer les contre-performances françaises. Tous les spécialistes de l’équipement de la maison souffrent de la baisse du marché immobilier et des mises en chantier, notamment ceux qui, comme Brico Dépôt, s’adressent en grande partie aux artisans. Mais on notera que Castorama, ce trimestre, a vu ses ventes baisser plus que le marché (-3,4 % en comparable, contre -3 % ).

Promotions

En attendant la nouvelle orientation que Véronique Laury ne manquera pas de donner au groupe, l’atonie de la consommation en France pèse sur le résultat. Pour doper les ventes, rien ne vaut les promotions. Mais celles-ci sont coûteuses en marge. Pour ce troisième trimestre de son exercice 2014-2015, Kingfisher a vu son résultat d’exploitation diminuer de 12 %, à 225 millions de livres, et de 14,3 % en France, à 120 millions. Si le groupe réalise plus de la moitié de son chiffre d’affaires au Royaume-Uni, la France reste la branche qui génère le plus de résultat.

Philippe BERTRAND, Les Echos, le 26/11/2014

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