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Bricolage : Castorama et Brico Dépôt performent en France

27.03.2012, source : Les Echos.fr

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Les deux enseignes françaises du groupe britannique de bricolage Kingfisher ont fait mieux que le marché en 2011 dans l’Hexagone, et l’écart de performance s’accroît avec B&Q au Royaume-Uni.

Directeur général de Kingfisher France depuis 2008, Philippe Tible a été nommé il y a un peu plus d’un mois directeur général de la division Castorama et Brico Dépôt du groupe britannique, en charge donc aussi de leur développement international (Pologne, Espagne, Italie). Un mouvement qui confirmait un peu plus la division en deux de Kingfisher avec, d’un côté, les enseignes britanniques (B&Q) et, de l’autre, les enseignes françaises. Il témoigne aussi de l’écart de performance grandissant entre elles.

Kingfisher a ainsi publié ce matin un chiffre d’affaires pour l’exercice 2011-2012 (clos le 28 janvier) en hausse de 3,6 %, à 10,8 milliards de livres (12,3 milliards d’euros), pour un résultat opérationnel de 882 millions de livres (+ 15,7 % ). Mais là où les ventes de Castorama et Brico Dépôt en France ont progressé de + 6,3 % , à 4,5 milliards de livres, et de + 3,4 % à périmètre comparable, sur un marché français du bricolage en hausse de 1,9 % environ, B&Q et Screwfix, au Royaume-Uni, ont connu une activité stable, à 4,3 milliards, et en baisse de - 1,4 %, à comparable.


L’écart se creuse

Et, sur le plan opérationnel, l’écart se creuse de plus belle, les deux chaînes françaises ayant engrangé un profit opérationnel de 423 millions de livres (+ 20 % à change constant), quand celles outre-Manche ont dégagé 271 millions de profit (+ 11,6 % ).


Brico Dépôt a tiré profit de la restructuration de son offre avec des produits plus « tendance » et un positionnement plutôt sur le « juste prix » ou le « juste rapport qualité/prix » que sur le premier prix, explique-t-on en interne. Près de la moitié du parc de Brico Dépôt doit encore adopter le programme dit de « revitalisation ».

Castorama, de son côté, a poursuivi son repositionnement avec l’idée de lui donner une vraie personnalité, des aspérités, plutôt que de travailler la largeur de l’offre à tout prix. L’accent est mis sur le libre-service et la praticité des produits. En France, 30 % du parc de l’enseigne reste à restaurer ou agrandir et chaque rénovation apporte au moins 20 % de chiffre d’affaires en plus.


Philippe BERTRAND, Les Echos, 23/03/2012

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