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Bijouterie : Tiffany's sur les Champs-Elysées

11.06.2014, source : Les Echos.fr

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La célèbre marque américaine de bijoux et joailleries ouvre un nouveau navire amiral dans le coeur de Paris.

Du bracelet en argent avec « charm » à 300 euros aux pièces joaillières de plusieurs millions, les bijoux Tiffany’s ont une chose en commun : leurs prix affichés sans complexe dans les vitrines. Pour l’inauguration de son nouveau navire amiral de trois étages sur les Champs-Elysées, la plus ancienne marque américaine de luxe - sa création remonte à 1837 - n’a pas dérogé à ce qui fait depuis toujours sa réputation : l’accessibilité de ses créations. Que l’on soit millionnaire ou fraîchement diplômé, il y a forcément quelque chose pour vous chez Tiffany’s. La marque est aussi réputée pour ses pièces exceptionnelles comme son étincelant diamant jonquille de 128 carats exposé en ce moment à Paris que pour ses lignes de bijoux plus modestes ou ses objets cadeaux en argent. « Notre vision du luxe est inclusive et repose sur l’idée que, quel que soit le budget, un achat chez Tiffany’s accompagne un heureux événement. Tout doit en découler dans la manière dont nous accueillons les clients » explique le Français Frédéric Cumenal, ex-PDG de Moët & Chandon, en charge depuis 2011 des activités de détail, du design et marketing au niveau mondial.

Pour recruter les 40 salariés de son nouveau « flagship », Tiffany’s a auditionné quelque 800 candidats et compte bien faire la différence sur cette attention portée à chacun. A New York, la boutique de la Cinquième Avenue est le troisième site le plus visité aux Etats-Unis ; l’avenue la plus chère de Paris et ses 100 millions de visiteurs annuels offrent une vitrine à la hauteur des nouvelles ambitions de la marque sur le Vieux Continent.

A contre-courant

C’est le pari de Frédéric Cumenal « Nous y allons à contre-cycle, quand la concurrence investit massivement en Asie » dit-il. Immortalisé au cinéma par Audrey Hepburn, Tiffany & Co, reste avant tout une marque américaine avec 48 % de son chiffre d’affaires (4 milliards de dollars) réalisés outre-Atlantique. L’Asie en représente 24 %, mais la marque y est pénalisée par la faiblesse de son offre horlogère. Viennent ensuite le Japon (15 % ) et l’Europe (12 % ), dont l’activité tient surtout à Londres et à sa forte concentration en milliardaires. Après l’échec de son partenariat avec Swatch, arrêté en 2011, Tiffany’s réfléchit au lancement d’une offre dans les montres, indique Frédéric Cumenal.

Valérie LEBOUCQ, les Echos, le 11/06/2014

 

 

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